Apple vise un record historique pour la fin d’année
La firme de Cupertino vient de publier ses résultats pour le quatrième trimestre fiscal 2026, affichant une santé financière robuste malgré un contexte tendu. Le chiffre d’affaires a progressé de 12% sur un an pour atteindre 114,5 milliards d’euros, tandis que le bénéfice net s’est établi à 30,71 milliards d’euros. Ces performances établissent des records pour un trimestre de septembre.
Ces chiffres impressionnants sont d’autant plus remarquables qu’ils ont été réalisés face à d’importantes contraintes logistiques. Apple a dû composer avec des pénuries sur les chaînes d’approvisionnement pour l’iPhone, le Mac et l’iPad, ainsi qu’avec la hausse continue des coûts des mémoires.
Nous anticipons une croissance du chiffre d’affaires total entre 7 et 10% en glissement annuel pour le trimestre de décembre, ce qui reflète notre meilleure estimation compte tenu des contraintes d’approvisionnement. Nous nous attendons à ce que ce soit le meilleur trimestre de l’histoire de l’entreprise en termes de revenus.
C’est le directeur financier d’Apple, Kevan Parekh, qui a lancé cette prévision optimiste lors de la conférence téléphonique sur les résultats. Si ces projections se concrétisent, les revenus du premier trimestre fiscal 2027 pourraient osciller entre 153,82 et 158,13 milliards d’euros.
Marges sous pression et projections détaillées
Malgré l’optimisme affiché, l’équipe de direction n’est pas sans reconnaître les défis à court terme. Les marges brutes restent sous la menace de plusieurs facteurs. L’envolée des prix des composants mémoire pèse lourdement, tout comme les coûts liés au déploiement de Siri AI.
Pour le trimestre à venir, Apple a également dévoilé ses attentes sur d’autres indicateurs clés. Le chiffre d’affaires des Services devrait croître de 8% à 9%. La marge brute est estimée entre 45% et 46%, tandis que les dépenses d’exploitation pourraient atteindre 20,4 à 20,8 milliards d’euros.
Le secteur des Services, bien que résilient, n’est pas non plus à l’abri de vents contraires. L’entreprise cite explicitement les licences tierces et les fluctuations des taux de change comme les principaux freins à une croissance encore plus forte dans ce domaine.
En conclusion de son intervention, la direction a émis une réserve importante. Toutes ces projections reposent sur l’hypothèse que le paysage géopolitique et économique mondial ne se détériore pas par rapport à la situation actuelle, notamment en ce qui concerne les tarifs douaniers.
