Le tribunal autorise Musk à ajouter Craig Federighi à la plainte contre Apple et OpenAI

Apple asks judge to dismiss absurd AI claim by Elon Musk

Le monde juridique et technologique s’entrechoque avec une intensité inédite. Ceci est particulièrement vrai dans le cadre du procès qui oppose xAI, l’entreprise d’Elon Musk, à Apple et OpenAI. Au cœur de cette bataille judiciaire, des personnalités influentes et des affirmations graves font surface, révélant les dynamiques cachées derrière les accords entre ces géants de la technologie.

Une prise de position majeure

Il y a un an, Elon Musk a lancé des accusations explosives, suggérant qu’Apple et OpenAI conspirent pour étouffer la concurrence des modèles de langage dans l’App Store. Son entreprise, xAI, a élargi ses horizons pour inclure le marché des super apps, un secteur en plein essor.

Dans cette affaire, xAI argue que l’intégration de ChatGPT dans Siri influence les classements de l’App Store, ce qui soulève des inquiétudes quant à la liberté de la concurrence. Apple, pour sa part, réfute ces accusations en précisant que l’accord avec OpenAI ne retrace pas une exclusivité.

Dans les mois qui ont suivi, xAI a cherché à étendre la découverte de preuves. Des demandes ont été formulées pour obtenir des documents de sociétés basées à l’étranger, mais la réponse a été mitigée. Par exemple, la Corée du Sud a refusé de transmettre des documents liés à Kakao, un acteur clé sur le marché des super apps.

L’ajout de Federighi dans le procès

Ce développement majeur a pris forme lorsque le tribunal a accepté d’ajouter Craig Federighi, Vice-Président Senior de l’ingénierie logicielle chez Apple, comme custodian, tandis que la demande concernant Tim Cook a été rejetée. Les plaignants estiment que Federighi dispose d’éléments de preuve uniques concernant l’intégration d’OpenAI dans les produits Apple.

« Les plaignants soutiennent que Federighi, en tant que décideur clé, pourrait apporter des éléments de preuve pertinents sur l’accord entre Apple et OpenAI ».

Le tribunal a également refusé d’ajouter un autre employé d’Apple lié aux ventes d’iPhone. Le juge Hal R. Ray, Jr. a justifié cette décision en déclarant que les documents sur la concurrence dans l’industrie des smartphones dépassaient le cadre des réclamations dans cette affaire.

Pendant ce temps, xAI a pu demander des documents concernant le partenariat entre Apple et Google, bien que la portée de cette demande ait été réduite. Les documents relatifs aux clauses d’exclusivité concernant les produits d’intelligence artificielle d’Apple ont été jugés pertinents pour ces arguments.

« Le tribunal estime que les documents pertinents à la défense d’OpenAI sont proportionnels aux besoins de cette affaire. »

Du côté d’OpenAI, une petite victoire a eu lieu avec l’ordonnance contraignant Elon Musk à remettre des emails de ses comptes Tesla et SpaceX, avec une date limite fixée.

Enfin, le tribunal a rejeté une demande d’accès aux informations liées à l’utilisation interne de l’IA chez Apple, arguant que cela ne relevait pas des revendications antitrust des plaignants.