Un juge rejette la plainte contre Apple pour inaction face au CSAM sur iCloud

Apple beats iCloud storage appeal over ‘deceptive’ paid upgrades

Reuters a récemment rapporté qu’Apple a remporté un procès collectif proposé, l’accusant de ne pas avoir pris de mesures pour empêcher le stockage et le partage de matériel d’abus sexuel sur ses services iCloud. Cet article présente les faits marquants de cette décision judiciaire.

Apple protégée par la Section 230

Le juge fédéral américain Noël Wise a rejeté sans possibilité de réexamen un recours collectif déposé en 2024. Ce dernier accusait Apple de ne pas avoir empêché la circulation de matériel d’abus sexuel via sa plateforme de stockage iCloud, rapporte Reuters.

Dans sa décision rendue lundi, le juge Wise, basé à San Jose en Californie, a souscrit à l’argument d’Apple selon lequel la société est protégée contre les réclamations d’utilisateurs affirmant qu’elle n’a pas agi pour éviter que des images de leur abus, lorsqu’ils étaient enfants, soient partagées sur iCloud.

Dans la plainte, deux survivantes sous les pseudonymes Amy et Jessica ont afirmé que des images de leurs abus continuaient d’être diffusées via iCloud. Elles ont affirmé qu’Apple avait volontairement choisi de ne pas utiliser les outils disponibles pour détecter et signaler le matériel d’abus sexuel connu.

La plainte a souligné le choix d’Apple de ne pas poursuivre le développement de NeuralHash, un système initialement présenté en 2021, qui devait comparer les images téléchargées sur iCloud avec des bases de données d’abus déjà identifiées.

Amy et Jessica espéraient mener cette action en tant que groupe représentant des milliers d’autres survivants. Les documents juridiques ultérieurs estimaient que le groupe proposé comprenait 2 680 personnes, avec des dommages-intérêts compensatoires estimés à 32,8 milliards d’euros, selon Reuters.

Elles affirmaient que les membres du groupe proposé subissaient les mêmes politiques et décisions de produits d’Apple, et que traiter leurs revendications ensemble pourrait atténuer le fardeau et le traumatisme liés à des procès séparés. Extrait de leur déclaration :

Le traitement collectif minimiserait le traumatisme que les membres de la classe expérimenteraient en raison des procédures judiciaires séparées, tout en favorisant les objectifs réparateurs des lois fédérales sous lesquelles les revendications sont introduites.

Concernant le rejet de la cour, Reuters a noté que le juge Wise a expliqué que le procès tentait de rendre Apple responsable de la non-suppression ou du blocage de contenus créés par les utilisateurs, plaçant ainsi les revendications sous la protection accordée par la Section 230 de la Communications Decency Act, une loi fédérale de 1996.

En résumé, la Section 230 protège généralement les services en ligne de la responsabilité en tant qu’éditeurs de contenus créés par leurs utilisateurs. Ce concept a été au cœur de débats concernant la responsabilité des entreprises technologiques vis-à-vis du matériel partagé sur leurs plateformes.

Reuters a également indiqué qu’en dépit du rejet du dossier, signifiant qu’il ne peut être renouvelé, “James Marsh, un avocat des plaignants, […] a déclaré qu’ils envisageaient de faire appel et d’évaluer d’autres options juridiques.”

Pour découvrir le rapport complet de Reuters, suivez ce lien.