Les technologies de maison connectée ont tendance à faire l’objet de débats passionnés. D’un côté, certains produits offrent une réelle utilité qui transforme notre quotidien. De l’autre, il existe des gadgets dont l’unique raison d’être semble être de flatter notre curiosité technologique. Mais que se passe-t-il lorsque ces solutions prétendument utiles deviennent plus une source de frustration qu’un véritable progrès ?
Choisir un capteur de présence
Dans mon ancienne maison, j’avais installé plusieurs capteurs de mouvement Philips Hue, notamment dans la cuisine. Ils allumaient automatiquement les bandes lumineuses sous les éléments lorsque quelqu’un entrait, et les éteignaient après deux minutes d’inactivité. Dans ma nouvelle maison, j’ai voulu reprendre ce système, mais avec une approche différente.
Mon expérience avec les capteurs de mouvement dans ma salle de bain a été moins convaincante. Ils se basent sur le mouvement, donc si l’on se détend dans un bain chaud, ils ne détectent aucune activité et éteignent la lumière. Pour éviter cela, j’ai choisi un capteur de présence, qui utilise des signaux radar mmWave, offrant une sensibilité inégalée. Ce type de capteur détecte même les micro-mouvements, rendant la reconnaissance de présence plus fiable.
Des défis rencontrés
Cependant, choisir un capteur de présence s’est révélé être un défi. Bien qu’il soit plus coûteux et que j’aie dû investir dans un hub Matter-Zigbee, j’avais bon espoir que cela en vaille la peine. Malheureusement, les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes.
J’ai d’abord essayé l’Aqara FP300, censé fonctionner sur batterie. Cependant, sa sensibilité ne rivalisait pas avec celle d’un capteur de mouvement. Je devais presque danser devant pour qu’il reconnaisse ma présence. Après des recherches, le FP2 semblait prometteur, mais nécessitait une alimentation USB, ce qui n’était pas idéal en salle de bain.

Bien qu’il ait initialement détecté ma présence en étant immobile, il a rapidement montré une tendance à détecter des présences inexistantes. J’ai essayé plusieurs positions dans la salle de bain, mais rien n’y faisait.
L’application me promettait une « intelligence artificielle » capable d’apprendre, j’ai donc laissé le capteur quelques jours dans l’espoir d’une amélioration. Après une semaine, la situation était inchangée.
Le temps des choix
Face à ces défis, je me suis posé une question simple : pourquoi continuer à m’acharner ainsi ? Mon objectif initial se limitait à l’activation d’un interrupteur. Une tâche chronophage qui semblait disproportionnée par rapport à ses bénéfices. J’ai alors pris la décision raisonnable d’arrêter cette quête.
Tout en gardant mes ampoules connectées pour profiter d’une lumière d’ambiance lors de mes bains, j’ai redécouvert le plaisir de passer du temps à allumer et éteindre les lumières manuellement. Le capteur de mouvement a été renvoyé, mais le hub Matter/Zigbee continue de jouer son rôle en transmettant les données de température et d’humidité dans chaque pièce.
Est-ce que vous avez sacrifié un projet technologique pour retrouver la simplicité ? Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit dans le monde des objets connectés.
Image: Netcost-security.fr/Aqara/Mudassir Ali