Récemment, Joana Stern a pris la parole sur les réseaux sociaux pour dénoncer un phénomène inquiétant : les clones générés par intelligence artificielle de son livre sur Apple Books. Les implications de cette situation soulèvent de nombreuses questions sur la protection des droits d’auteur à l’ère du numérique. Décortiquons ce sujet fascinant et préoccupant.
Problèmes des clones AI face aux auteurs
Cela fait déjà deux ans que Kara Swisher a attiré l’attention sur cette problématique. Après la sortie de son ouvrage Burn Book: A Tech Love Story, elle a constaté l’apparition de nombreuses copies générées par l’intelligence artificielle sur Amazon, exploitant sans vergogne le contenu et la couverture de son livre.
Face à cette situation alarmante, plusieurs auteurs ont reconnu rencontrer des problèmes similaires. Swisher a même pris les devants en alertant les dirigeants d’Amazon, qui ont réussi à supprimer quelques contrefaçons. Malheureusement, il semble que le support concret ne soit pas équitablement accessible à tous les écrivains.
Joanna Stern s’est récemment retrouvée dans une situation analogue avec la publication de son livre I Am Not a Robot: My Year Using AI to Do (Almost) Everything. Peu après sa sortie, elle a découvert plus d’une dizaine de clones sur Apple Books, certains tentant même de se faire passer pour elle en utilisant une version légèrement mal orthographiée de son nom.

Stern a alors contacté Apple pour signaler la situation. Bien que des mesures aient été prises pour retirer les ouvrages incriminés, les clones n’ont pas tardé à réapparaître sur la plateforme.
En parallèle, elle a relevé que si Amazon a effectivement amélioré sa gestion des contrefaçons, plusieurs ouvrages turpitudes encore vendus sur sa plateforme ont piqué son intérêt, jusqu’à ce qu’elle achète deux workbooks basés sur son propre livre, qui ont ensuite été retirés.
Concernant Apple, la réponse officielle a été d’affirmer que les règles concernant la transparence du contenu généré par AI sont bien établies. La politique de l’entreprise précise aussi qu’aucun contenu ne doit tromper les clients ou enfreindre les droits d’auteur.
