Le monde des appareils innovants a toujours suscité l’intérêt, mais la récente annonce d’un nouveau dispositif AI a attiré notre attention. Ces dernières années, nous avons vu une prolifération de gadgets prétendant améliorer notre quotidien grâce à l’intelligence artificielle. Tout récemment, deux anciens ingénieurs d’Apple, Chris Nolet et Ryan Burgoyne, ont présenté leur création, un dispositif nommé Button, qui pourrait redéfinir notre approche des technologies portables.
Gadgets AI : Un parcours chaotique
Le marché des wearables axés sur l’IA a connu plusieurs échecs retentissants. Les critiques des dispositifs précédents ont souvent été sévères. Par exemple, le fameux Humane AI pin a été surnommé le « pire produit » par le youtubeur Marques Brownlee, tandis que le Rabbit R1 a été jugé « à peine évaluable ». Dans ce contexte, on pourrait se demander si un nouvel appareil mérite vraiment attention.
À mon sens, ces gadgets spécialisés perdent de leur intérêt lorsqu’on considère que nos téléphones portables offrent déjà une multitude de fonctionnalités semblables. Pourquoi ajouter un appareil supplémentaire à notre quotidien ? Les smartphones se sont imposés comme des outils indispensables, capables d’exécuter presque toutes les tâches, y compris celles que ces nouvelles technologies veulent accomplir.
Je garde un excellent souvenir de l’iPod, une invention marquante de son époque. Pourtant, à l’heure actuelle, pourquoi porter un objet dédié à la musique alors que tout se trouve déjà sur mon téléphone ? Le même raisonnement s’applique aux dispositifs AI modernes. En leur absence, ils seraient sans doute séduisants, mais avec un smartphone en main, leur utilité devient floue.
Button : un concept intrigant
Selon Wired, Nolet et Burgoyne proposent avec Button un gadget d’un nouveau genre. Ce petit appareil s’apparente visuellement à un iPod Shuffle et intègre un chatbot AI génératif. En appuyant sur le bouton, l’utilisateur active le chatbot, qui peut répondre à des questions ou exécuter des tâches. L’interaction se fait par la voix ou via des écouteurs et des lunettes connectés.
En permettant une activation manuelle du dispositif, les créateurs touchent à un point sensible : la problématique de la vie privée liée aux appareils toujours connectés. Cependant, la grande question demeure : pourquoi opter pour un hardware alors qu’une simple application pourrait faire le même travail ?
Nolet affirme : « Vous pouvez utiliser Internet sur votre PC, mais c’est mieux sur un téléphone. » Il voit en Button une amélioration de l’expérience d’utilisation de l’IA, mais sans explications convaincantes.
Pour l’instant, l’absence de réponse claire à cette question laisse sceptiques ceux qui se demandent si l’avenir de l’IA appartient réellement à des appareils dédiés ou si l’intégration dans nos usages quotidiens via des applications reste la voie la plus logique.
Photo : Button


