Apple pourrait devoir accepter les paiements tiers et concurrents d’Apple Pay au Royaume-Unis

Apple may have to allow 3rd-party app payments and Apple Pay rivals in UK

La réglementation des pratiques commerciales est au cœur des débats, surtout quand il s’agit des géants technologiques. Récemment, le régulateur britannique a proposé des changements significatifs concernant Apple, en visant à offrir plus de liberté aux développeurs concernant les options de paiement. Cette proposition vise à bouleverser la domination qu’exerce Apple sur son App Store, une démarche qui pourrait avoir des répercussions considérables sur le marché des applications.

Une réglementation en évolution

Le régulateur britannique, la Competition and Markets Authority (CMA), envisage désormais d’adopter une approche similaire à celles mises en place en Europe et aux États-Unis. En effet, l’Union européenne a exigé qu’Apple accepte les stores d’applications tiers tandis qu’un tribunal américain a affirmé que les développeurs peuvent orienter les utilisateurs vers des solutions de paiement alternatives.

La CMA souhaite tirer les leçons des tentatives d’Apple pour contourner ces réglementations, souvent qualifiées de « conformité malveillante ». Par exemple, en Europe, Apple a mis en place des écrans déroutants pour dissuader l’utilisation de ces stores alternatifs. En parallèle, aux États-Unis, l’entreprise a soutenu qu’elle pouvait toujours prélever des commissions sur les achats effectués en dehors de l’App Store, annulant ainsi les bénéfices potentiels pour les développeurs.

Propositions UK sur les paiements des applications

La CMA propose de permettre aux développeurs de rediriger les utilisateurs vers d’autres options de paiement, en dehors des stores d’applications d’Apple et de Google. Cette mesure attendue pourrait changer la dynamique actuelle, et Google a déjà déclaré qu’il prenait des mesures pour s’y conformer.

Pour éviter qu’Apple n’adopte la même stratégie qu’actuellement en conflit avec Epic Games, la CMA prévoit également d’interdire à l’entreprise de prélever des frais excessifs auprès des développeurs. Ainsi, les coûts imposés pour cette « orientation » devront être juste et raisonnable, avec des économies à revendre aux consommateurs.

Le régulateur a souligné que les frais facturés par ces géants technologiques doivent être justifiés et inférieurs aux commissions actuelles des stores d’applications. Ces changements viseraient à favoriser l’innovation tout en assurant des avantages tangibles aux utilisateurs.

Apple affronte des défis

Évidemment, Apple s’oppose fermement à ces propositions. La société fait valoir que rediriger les utilisateurs en dehors de son infrastructure de paiement expose ces derniers à des risques. Comme toujours, la lutte entre la protection des consommateurs et le contrôle des services de paiement fait rage.

Un porte-parole d’Apple a déclaré que chaque fois que les utilisateurs s’écartent de l’écosystème Apple, ils perdent les protections qu’ils ont l’habitude de recevoir. La société a promis de continuer à faire entendre ses préoccupations auprès de la CMA.

Les propositions visant à ouvrir l’accès à des alternatives à Apple Wallet sont également en cours. Permettre aux rivaux d’Apple Pay d’accéder à la technologie NFC pourrait donner aux entreprises de fintech au Royaume-Unis la possibilité de développer des solutions de paiement innovantes.

Cette initiative montre bien que le paysage des paiements numériques évolue, et les régulations à venir pourraient bien redéfinir la manière dont les utilisateurs interagissent avec leurs appareils et leurs applications de paiement. Toutefois, le changement prendra sûrement du temps face à la résistance des entreprises bien établies comme Apple.