Apple renforce sa position dans le cadre d’une action en justice visant à protéger ses secrets commerciaux. Le dernier jugement d’un tribunal met en lumière les accusations portées contre deux anciens employés, OpenAI et io Products. Ce conflit soulève des questions cruciales sur la confidentialité et l’intégrité des informations au sein de l’industrie technologique.
Contexte de l’affaire
Récemment, le juge Edward Davila a accordé à Apple certaines de ses demandes concernant une découverte accélérée. Ce procès met en cause Chang Liu et Tang Tan, anciens employés d’Apple, ainsi qu’OpenAI et io Products, accusés de détournement de secrets commerciaux. Apple affirme qu’ils ont eu accès à des informations confidentielles sur ses technologies pour faire avancer leurs propres projets.
L’objectif d’Apple est de prévenir l’utilisation non autorisée de ses informations sensibles. Pour cela, l’entreprise a demandé au juge des preuves documentaires et des témoignages d’employés. Le juge a partiellement validé ces demandes, permettant à Apple d’obtenir un accès précoce à certains documents internes et preuves.
Après une discussion, une définition plus précise de l’« information d’origine Apple » a été adoptée par le tribunal, ce qui permet à Apple d’avancer dans sa quête de documents additionnels nécessaires à son enquête.
Évolution de la décision
Le dernier jugement a élargi l’accès d’Apple à des informations concernant la gestion des données confidentielles par ses anciens employés. Les éléments obtenus incluent des enregistrements détaillés sur l’utilisation d’outils d’IA comme ChatGPT et Codex, tant sur des appareils personnels que professionnels.
Parmi les données demandées, on trouve des détails sur les dispositifs et comptes utilisés par Liu et Tan pour accéder à des informations sensibles, ainsi que tout élément susceptible d’avoir été supprimé ou détruit. De plus, des témoignages d’OpenAI et io Products concernant des travaux en lien avec les informations d’Apple seront également sollicités.
Malgré ces avancées, certaines requêtes d’Apple ont été rejetées. Par exemple, le tribunal a refusé d’accorder des informations sur les dispositifs d’OpenAI et sur ses investigations internes. Ceci indique que la cour souhaite limiter son intervention à des éléments en rapport direct avec la cause de l’affaire.
Avec cette nouvelle ordonnance, les défendants disposent d’un délai de 14 jours pour produire les documents requis et répondre aux questions d’Apple, promettant ainsi une suite intéressante dans cette affaire de haute technologie.
