Apple : le dernier défi du DOJ dans l’affaire antitrust échoue à tous les niveaux

Apple’s new product roadmap makes October event seem likely

Apple se trouve à nouveau sous le feu des projecteurs alors qu’il combat une tentative du Département de la Justice visant à annuler une décision judiciaire lui permettant d’obtenir des documents de plusieurs agences fédérales. Explorons les enjeux de cette affaire qui s’intensifie.

Un contexte essentiel

Récemment, Apple a obtenu le droit de solliciter des documents de 14 agences américaines dans le cadre de sa défense face à une affaire antitrust portée par le Département de la Justice en mars 2024.

Les agences concernées sont les suivantes :

  • Agence centrale de renseignement (CIA)
  • Département du Commerce
  • Département de la Sécurité intérieure
  • Département de la Défense
  • Bureau fédéral d’enquête (FBI)
  • Commission fédérale du commerce (FTC)
  • Administration des services généraux
  • Département du Travail
  • Administration nationale de l’aéronautique et de l’espace (NASA)
  • Agence nationale de la sécurité (NSA)
  • Direction du renseignement national
  • Bureau de la gestion et du budget
  • Bureau de la gestion du personnel
  • Département d’État

La défense d’Apple repose sur l’idée que prouver que le gouvernement fédéral a choisi ses produits pour leurs caractéristiques de protection de la vie privée pourrait soutenir son argument selon lequel ses pratiques contestées par le DOJ sont justifiables par des raisons légitimes.

Suite à sa victoire, le DOJ a demandé à un juge à la retraite, José Linares, qui agit en tant que maître de la découverte spécial dans cette affaire, de reconsidérer sa décision initiale.

Les arguments du DOJ

Dans sa requête, le DOJ cherche à renverser la décision d’Apple, affirmant que le juge Linares a utilisé le mauvais critère légal en considérant les agences comme des parties prenantes, et non comme des entités nécessitant une protection accrue.

Le DOJ soutient également que les demandes d’Apple imposeraient une charge indue aux agences, s’appuyant sur 13 déclarations récentes, et que ces documents manquent de pertinence car les agences ne sont pas des « consommateurs ordinaires ».

À travers cette motion, le combat d’Apple prend une tournure intrigante alors que les arguments du DOJ semblent attaquer le cœur même des prétentions de l’entreprise à la légitimité de ses pratiques commerciales.

La réponse d’Apple

Face à cette offensive, la réponse d’Apple est désormais publique. L’entreprise ne laisse rien passer et réfute avec force chaque argument avancé par le DOJ pour renverser la décision.

Apple cite plusieurs affaires précédentes pour établir que « le maître spécial a correctement appliqué le critère légal pour la découverte à partir d’agences fédérales », tout en déconstruisant les arguments d’« undue burden » et de pertinence.

« La Motion échoue à tous les niveaux », conclut Apple en affirmant que les arguments juridiques du DOJ sont des tentatives de relitigations, et que la nouvelle preuve présentée était déjà accessible.

Avec une échéance définie par le juge Linares, aucun autre briefing ne sera permis. Le juge devra maintenant choisir s’il maintient son ordre de découverte ou accorde au DOJ sa demande de réexamen.

Vous pouvez consulter la réponse d’Apple à la motion du DOJ ci-dessous :