La série tant attendue, Pluribus, sur Apple TV, fait parler d’elle, mais cette fois pour des raisons qui dépassent le simple divertissement. Les réflexions de son créateur, Vince Gilligan, sur l’impact de l’intelligence artificielle dans le domaine créatif soulèvent des questions pertinentes. Alors que les technologies évoluent, il est essentiel de s’interroger sur leur influence sur l’art et la créativité.
Une déclaration frappante du créateur
Récemment, des spectateurs attentifs ont repéré une mention dans les crédits de Pluribus : “Cette émission a été réalisée par des humains.” Ce message manifeste une préoccupation face à l’usage croissant de l’IA générative dans la production télévisuelle, une tendance qui suscite des débats et des craintes de perte d’emplois dans le secteur.
Lors d’une interview avec Deadline, Gilligan a partagé ses réserves concernant l’IA, la qualifiant de potentiellement nuisible à la créativité humaine. Il a exprimé son scepticisme quant à la capacité de cette technologie à apporter un réel bénéfice au monde créatif.
“Je ne suis pas fan de l’IA (…) Je dois croire que chaque nouvelle technologie aurait pour but d’améliorer le monde. Pourtant, à mesure que cette technologie progresse, il m’est difficile de voir comment elle pourrait y parvenir.”
La limite de l’intelligence artificielle
Il est clair que Gilligan a réfléchi en profondeur à ce sujet. Il aborde la question non pas uniquement avec une réticence, mais avec une volonté de garder l’élément humain au cœur du processus créatif. Pour lui, tout outil doit servir à enrichir la créativité, sans remplacer l’essence même de l’écriture.
Il admet qu’il existe un espace pour l’IA, mais qu’elle ne devrait pas remplacer le travail artistique essentiel à l’élaboration d’une belle histoire. En ce qui concerne Pluribus, il semble que l’utilisation de l’IA ne soit pas au programme, privilégiant ainsi une approche authentiquement humaine.
La série, qui est disponible sur Apple TV, se concentre sur des histoires captivantes sans le poids d’une couche technologique qui pourrait nuire à son authenticité. Gilligan reste convaincu qu’un récit touchant doit être façonné par l’expérience humaine, quelque chose que l’IA ne peut encore reproduire.
