La question de la vérification d’âge face à une multitude d’applications et de sites web est plus que jamais d’actualité. Tandis qu’Apple s’oppose à toute responsabilité légale en matière de vérification des âges, ses utilisateurs pourraient tirer de nombreux bénéfices d’une telle initiative. En intégrant une méthode respectueuse de la vie privée, l’entreprise pourrait apporter des solutions efficaces, tout en protégeant les données de ses utilisateurs.
L’histoire de la vérification d’âge jusqu’à maintenant
Différents pays imposent des âges minimums pour accéder à certaines applications. L’exemple le plus frappant est l’Australie, où l’accès aux réseaux sociaux est interdit aux personnes de moins de 16 ans. Aux États-Unis, plusieurs États commencent à adopter des règles similaires en matière de vérification d’âge.
Actuellement, la responsabilité de la vérification d’âge incombe aux développeurs d’applications, laissant peu de sécurité pour les utilisateurs. Toutefois, un nouveau projet de loi, le App Store Accountability Act, pourrait changer cette dynamique. Au lieu de devoir prouver leur âge à chaque téléchargement, les utilisateurs pourraient s’inscrire une seule fois auprès d’Apple ou de Google.
Pourquoi Apple est plus fiable que les développeurs
Personnellement, je suis un fervent partisan de cette approche pour deux raisons essentielles. D’une part, demander aux utilisateurs de fournir une pièce d’identité gouvernementale et une vidéo selfie à un grand nombre de développeurs représente une menace pour la vie privée. À l’inverse, je préfèrerais que ce soit Apple qui se charge de la vérification.
Imaginer avoir à prouver son identité à Meta pour accéder à Instagram, ou de le faire via Apple, où seul l’âge serait transmis, est un choix évident. En matière de respect des données personnelles, Apple a un atout indéniable.
La vérification d’âge n’est pas un sujet limité aux applications
Ce besoin croissant d’une vérification d’âge dépasse largement le cadre des applications. Des législations récentes au Royaume-Unis exigent également que les sites pour adultes vérifient l’âge de leurs visiteurs. Le flou juridique entourant ces règles pose des questions sur leur application, laquelle pourrait toucher des sites liés à l’éducation sexuelle.
Par ailleurs, des appels se font entendre pour que les sites de jeux d’argent vérifient l’âge de leurs utilisateurs via une pièce d’identité. La motivation des gouvernements reste sujette à caution, soulevant des débats sur un éventuel contrôle accru des comportements en ligne.
Apple pourrait facilement être la solution
En supposant qu’Apple soit en charge de la vérification d’âge, la société pourrait associer cette vérification à Safari sur les appareils. Lors de la visite d’un site nécessitant une validation d’âge, c’est uniquement une confirmation d’âge qui serait fournie, sans aucune donnée personnelle à partager.
Ce modèle de confiance est déjà en place avec Apple Pay, qui ne divulgue pas d’information personnelle au commerçant, se contentant d’une confirmation biométrique. Une extension de ce système pour inclure un flag « adulte vérifié » lors de la navigation serait tout à fait réalisable.
