Un mot du jugement antitrust de Google pourrait rapporter 20 milliards à Apple chaque année

Just one word in the Google antitrust ruling was worth $20B a year to Apple

Depuis longtemps, la question de savoir si le paiement que Google verse à Apple pour devenir le moteur de recherche par défaut dans Safari allait être jugé illégal a alimenté les débats. Les enjeux étaient alors considérables pour les deux géants de la technologie, prêts à défendre leur position sur le marché.

Une décision qui a surpris tout le monde

Il y a un peu plus d’un an, le verdict était sans ambiguïté : l’accord entre Google et Apple violait bien la législation antitrust. La cour a statué que Google détenait un quasi-monopole dans ce secteur, et le chiffre de 20 milliards € que le géant des recherches versait à Apple était jugé illégal pour maintenir sa domination.

Bien qu’Apple ait été blanchi de toute culpabilité et n’ait pas pu intervenir dans cette affaire, il était probable que la firme perde ce paiement annuel, engendrant ainsi un important manque à gagner dans ses revenus de services.

La décision finale attendue depuis des mois a réservé quelques surprises. Alors que la plupart s’attendaient à l’interdiction pure et simple du paiement, cela ne s’est pas concrétisé de cette manière.

Un simple terme qui change tout

Un ancien partenaire de Google Ventures, MG Siegler, avait anticipé l’issue du jugement. Plutôt que de bannir le paiement, la cour a statué que Google ne pouvait pas rémunérer Apple pour le droit exclusif d’être le moteur de recherche sur ses appareils.

Cet simple mot – exclusif – donne à Google la possibilité de devenir le moteur de recherche par défaut dans Safari sur les iPhones, iPads et Macs.

Les changements du paysage technologique

Un autre aspect de la décision était lié à la tendance croissante des utilisateurs à se tourner vers l’IA générative comme alternative aux moteurs de recherche traditionnels. Même si cela peut sembler risqué, le juge a noté que cela affaiblit la prépondérance des moteurs de recherche dans le paysage numérique global.

Comme l’a souligné mon collègue Marcus Mendez, l’accord entre Apple et Google est donc pour l’essentiel préservé après cette décision. Une question demeure toutefois : Google sera-t-il prêt à payer la même somme pour rester par défaut dans Safari s’il ne bénéficie plus de l’exclusivité ? Je parie que, dans les faits, Apple n’ira pas chercher d’autres alternatives, et Google continuera probablement de verser un montant similaire.

L’augmentation continue de ces paiements chaque année signifie qu’une légère réduction ne représenterait qu’un ajustement mineur face aux hausses régulières. Les dirigeants des deux sociétés doivent célébrer cette issue dans un cadre fort luxueux.