Un juge affirme qu’Apple a menti lors du procès Epic et refuse la demande

Second judge implies Apple lied in Epic lawsuit; denies request

Dans le cadre d’un litige majeur entre Apple et Epic Games, un second juge a mis en lumière des incohérences dans les déclarations d’Apple devant le tribunal. Cette situation fait suite à des affirmations d’un premier juge, qui avait déjà émis des doutes quant à la véracité des justifications fournies par la firme de Cupertino concernant ses politiques de l’App Store.

Récapitulatif de la situation

  • Epic Games a introduit son propre système de paiement intégré sur iPhone
  • Cela a contourné l’App Store, privant Apple de sa commission de 30%
  • Cette action constituait une violation flagrante des conditions d’utilisation de l’App Store
  • Apple a immédiatement réagi en retirant Epic de l’App Store
  • Un procès a été engagé entre les deux entreprises
  • La cour a statué qu’Apple ne détenait pas de monopole
  • Elle a également ordonné à Apple d’autoriser les ventes en dehors de l’App Store
  • Les deux parties ont fait appel des décisions peu favorables
  • La Cour suprême des États-Unis a refusé d’examiner les appels
  • Apple a annoncé qu’elle se conformerait cependant à la même commission
  • Epic a de nouveau saisi la justice, arguant que cela contrariait l’intention du juge
  • Ce dernier a laissé entendre qu’il était d’accord avec la mauvaise foi d’Apple

Apple a soutenu que sa décision n’était pas motivée par des raisons financières, malgré une commission de 27% équivalente à 30% moins 3% pour les processeurs de paiement habituellement utilisés. Le juge, quant à lui, a exprimé des doutes et a ordonné à Apple de fournir tous les documents ayant conduit à sa décision de maintenir des commissions, même sur les ventes réalisées en dehors de l’App Store.

Le respect de cette ordonnance a été confié au juge magistrat Thomas S. Hixson. La date limite pour la production des documents est aujourd’hui.

La demande de prolongation d’Apple, un signe de mauvaise foi

Pour déterminer le nombre de documents pertinents, un ensemble de mots-clés avait été convenu avec la cour. Apple a exécuté cette recherche et affirmé qu’elle correspondait à 650 000 documents. Il a été ordonné à la société de fournir des rapports de progression tous les 15 jours.

Jeudi, à peine quatre jours avant la date limite, Apple a indiqué au tribunal que 1,3 million de documents correspondaient finalement à la recherche et a demandé plus de temps. Le juge Hixson a rejeté cette demande, soulignant que l’affirmation d’Apple sur cette découverte tardive n’était pas croyable.

Avant le rapport d’hier, Apple n’a jamais signalé à Epic Games ou à la cour que le nombre de documents à examiner dépassait largement son estimation initiale. Cette information était probablement connue d’Apple depuis des semaines. Il est difficile de croire qu’Apple ait pris connaissance de cette information uniquement dans les deux semaines ayant suivi le dernier rapport d’état. Cela soulève diverses préoccupations.

Ce développement doit interroger sur la capacité d’Apple à gérer ce type de demande, étant donné ses impressionnantes ressources. Si la firme avait véritablement voulu, elle aurait pu collecter et examiner 1,3 million de documents dans le délai imparti.

Le fait qu’Apple ait annoncé cette situation quatre jours avant la date limite donne l’impression d’un manque de responsabilité dans son comportement. Sa demande de prolongation a été refusée.

Analyse de Netcost-security.fr

À l’époque, nous avions souligné que la réponse d’Apple pouvait être perçue comme un doigt d’honneur à l’égard du juge, un sentiment qui semble être partagé par celui-ci, qui exige de voir tous les documents liés à cette décision. Cela témoigne d’une perte de crédibilité d’Apple, tant auprès de ce juge que de l’autre impliqué dans l’affaire.

Nous avons tenté de joindre Apple pour obtenir des commentaires, et nous mettrons à jour l’article en cas de réponse de leur part.

Apple vs Epic Games