OpenAI : Pourquoi ChatGPT a développé une fixation sur les gobelins et la solution apportée

OpenAI explains why ChatGPT developed a goblin fixation, and how it solved the issue

La mise à jour de GPT-5.5 pour ChatGPT et Codex se précise, et elle semble se dérouler sans accroc majeur, surtout en comparaison avec le lancement tumultueux de GPT-5.0 survenu en août dernier. Une des préoccupations principales a été de remédier à un phénomène inattendu : une fixation sur les gobelins et autres créatures mythiques.

Les gobelins ne seront plus une fixation

OpenAI a pris des mesures proactives pour éviter que ce problème ne devienne une réalité pour les utilisateurs. En effet, avec l’implémentation de GPT-5.5, l’instruction a été claire : limiter les métaphores impliquant des créatures légendaires.

“À partir de GPT‑5.1, nos modèles ont développé une habitude étrange : ils mentionnaient de plus en plus souvent des gobelins, des gremlins et d’autres créatures”, précise OpenAI. Ce phénomène a pris une ampleur inattendue au fil des mises à jour.

Un simple “petit gobelin” dans une réponse pouvait faire sourire, mais avec le temps, cette fixation est devenue difficile à ignorer. Les rapports internes à OpenAI quant à cette obsession grandissaient, nécessitant une intervention.

Cette tendance remonte à un ancien paramètre appelé “personnalité nerd” qui avait été brièvement mis en place. Pour encourager la créativité de l’IA, l’équipe avait inséré des instructions pour favoriser l’utilisation de métaphores fantastiques.

Comme souvent, ce qui commence comme une touche d’humour peut rapidement devenir problématique. Selon OpenAI, “les gobelins étaient drôles au début, mais la situation est devenue préoccupante”.

Activer le mode gobelin dans Codex

Pour contrer ce phénomène, OpenAI a mis en place un ensemble d’instructions qui interdisent toute mention des gobelins, gremlins, et autres créatures, sauf si cela s’avère absolument pertinent pour la demande de l’utilisateur :

Ne jamais parler des gobelins, gremlins, ratons laveurs, trolls, ogres, pigeons ou autres animaux, sauf si c’est clairement pertinent à la requête de l’utilisateur.

Il est bon de savoir qu’il est possible de retrouver ces créatures dans Codex, mais cela nécessite des manipulations bien précises pour réinitialiser les instructions, ce qui doit être fait avec prudence.

  1. instructions=$(mktemp /tmp/gpt-5.5-instructions.XXXXXX) && \
  2. jq -r ‘.models[] | select(.slug==”gpt-5.5″) | .base_instructions’ \
  3. ~/.codex/models_cache.json | \
  4. grep -vi ‘goblins’ > “$instructions” && \
  5. codex -m gpt-5.5 -c “model_instructions_file=\”$instructions\””

À chacun de se demander s’il veut vraiment plonger dans ce monde peuplé de gobelins. Au-delà de cela, Codex s’est enrichi de nouvelles fonctionnalités pour une utilisation plus intuitive.

Pour les passionnés d’images générées, OpenAI a également introduit ChatGPT Images 2, apportant une qualité d’image sensiblement améliorée. De quoi ravir les créateurs en quête de visuels percutants.