Cinq ans. Cinq longues années à patienter avant de voir un véritable renouvellement du MacBook Pro, et voilà que la première itération majeure depuis les M1 Pro/Max débarque. La déception est palpable, du moins sur le plan design. Oui, la machine est techniquement impressionnante, mais elle ne déclenche pas cette irrépressible envie d’acheter. Pas tout de suite. Il manque l’étincelle.
Un design qui change… à peine
Le nouveau MacBook Pro est plus léger, c’est indéniable. Pour le modèle 16 pouces, on parle d’un gain de 0.7 pounds, ce qui n’est pas négligeable dans un sac à dos. L’ensemble est aussi un chouïa plus fin. Mais pour un « overhaul », c’est bien maigre.
L’élément le plus surprenant ? Le clavier, le trackpad, les hauts-parleurs et la disposition des ports n’ont pratiquement pas bougé. Le châssis n’a pas changé de forme. Pour la première fois peut-être, un grand renouvellement de la gamme Pro se concentre essentiellement sur l’écran. Un peu comme si Apple avait simplement glissé un nouveau panneau dans une coque éprouvée.

Certes, l’ancien design n’avait rien de mauvais. Mais on pourrait en dire autant de presque tous les changements esthétiques chez Apple. Une petite évolution visuelle, au-delà de l’écran, aurait été la bienvenue.
Prix élevé et puissance en demi-teinte
Voici un point plus personnel. Posséder déjà un modèle M4 Pro tempère forcément l’enthousiasme. Et quand on voit la facture – ces nouveaux modèles coûtent 400€ de plus que les MacBook Pro miniLED, eux-mêmes déjà en hausse –, l’envie s’atténue encore.
La famille M5 a été lancée l’an dernier, et les puces M7 arrivent l’an prochain. Comprendre la stratégie d’Apple, qui saute les M6 Pro/Max, est une chose. Mais le résultat donne l’impression d’un produit un peu coincé entre deux générations, moins captivant qu’il n’aurait pu l’être.
L’écran tactile, une vraie révolution ?
Apple l’a laissé entendre : d’autres optimisations logicielles pour le tactile sont en préparation sous macOS. Pour l’instant, à part interagir proprement avec le simulateur iOS, l’intérêt réel me semble limité.
C’est une fonctionnalité sympathique à avoir, je ne la rejette pas. Mais est-ce un argument d’achat décisif aujourd’hui ? Pas vraiment. Peut-être que le logiciel futur changera la donne.
Conclusion : l’attente reste de mise
Ne vous méprenez pas, je ne jette pas la pierre à ce MacBook Pro. Je suis presque certain d’en acheter un… l’an prochain, quand il embarquerera les puces M7 Pro et M7 Max. D’ici là, j’espère que le tactile aura gagné en utilité, et l’idée de retrouver le logo Apple lumineux me plaît toujours autant. Mais rien ne presse.
Je dois aussi avouer ne pas avoir vu le nouveau panneau PROLED XDR de mes propres yeux. Peut-être qu’il va m’épater. Mon actuel M4 Pro dispose déjà d’un écran à 1000 nits, je ne souffre donc pas trop en attendant. C’est le genre de mise à jour que l’on peut se permettre de laisser mûrir.
