Dans un récent comparatif, le MacBook Neo de 512 Go s’est mesuré à divers serveurs cloud pour évaluer ses performances face à des charges de travail exigeantes en bases de données. Gábor Szárnyas, de DuckDB, a mené cette expérience fascinante, mettant en lumière le potentiel de l’ordinateur portable d’Apple dans le cadre d’un usage intensif.
MacBook Neo face aux serveurs cloud
Dans un article détaillé intitulé Big Data on the Cheapest MacBook, Szárnyas a testé le MacBook Neo à l’aide de deux benchmarks, à savoir ClickBench et TPC-DS. Le premier, ClickBench, comprend 43 requêtes axées sur l’agrégation et le filtrage, nécessitant une base de données d’environ 100 millions de lignes. C’est un bon moyen de jauger la réactivité de l’appareil dans des conditions de charge élevées.
ClickBench a une base de données d’environ 14 Go au format Parquet, et 75 Go en CSV.
Le second benchmark, TPC-DS, est plus complexe avec 99 requêtes réparties sur 24 tables, intégrant des fonctions avancées comme les fonctions de fenêtre. Bien qu’optimisé, TPC-DS conserve une certaine valeur pour les résultats des appareils modernes.
Au cours des tests, le MacBook Neo s’est mesuré à deux instances de cloud :
- c6a.4xlarge avec 16 cœurs vCPU AMD EPYC et 32 Go de RAM.
- c8g.metal-48xl, offrant 192 cœurs vCPU Graviton4 et 384 Go de RAM.
Lors du benchmark ClickBench, deux approches ont été testées : le cold run et le hot run. Pour le cold run, le MacBook Neo a fortement surperformé, réalisant toutes les requêtes en moins d’une minute, et affichant des résultats jusqu’à 2,8 fois plus rapides que ses concurrents.
Cependant, cet exploit doit être nuancé : les instances cloud utilisent des disques en réseau, ce qui impacte les temps d’accès global. En revanche, le MacBook Neo exploite un SSD NVMe local, fournissant un accès relativement rapide aux données lors du premier chargement.
Performances lors du benchmark TPC-DS
Pour le benchmark TPC-DS, bien que les comparaisons soient moins détaillées, les résultats démontrent que le MacBook Neo demeure performant vis-à-vis de son matériel. Au niveau SF100, l’appareil a affiché un temps médian de requête de 1,63 seconde pour un temps total de 15,5 minutes.
En revanche, à SF300, les limites de mémoire se sont fait sentir. Malgré un bon temps médian de 6,90 secondes, le MacBook a eu recours à jusqu’à 80 Go de mémoire pour décharger des données sur le disque, ce qui a allongé le temps requis pour plusieurs requêtes.
Notamment, la requête 67 a nécessité 51 minutes pour s’achever. Cependant, le matériel et le logiciel ont continué à travailler ensemble, permettant d’accéder à toutes les requêtes en 79 minutes.
Ce test a aussi vu le MacBook Neo briller concernant la manipulation intensive des données, tant pour le cold que le hot run. En conclusion, bien qu’il ne soit pas tout à fait le plus rapide, son rapport performance/prix en réalité un choix intéressant pour ceux qui cherchent à effectuer des traitements de données sans investir dans des systèmes cloud coûteux.
