L’arrivée de Lip-Bu Tan à la tête d’Intel en mars dernier a suscité un regain d’espoir, manifesté par une hausse de 13% de l’action de l’entreprise. Cependant, la situation s’est vite compliquée, avec des tensions internes croissantes et une attention accrue de la part de la Maison Blanche.
Des tensions internes chez Intel
Lors de sa nomination en tant que successeur de Pat Gelsinger, Tan a été perçu comme un acteur clé pour redynamiser la stratégie d’Intel. Il a rapidement pris des décisions radicales, y compris la réduction de projets, de postes et de divisions, afin de recentrer l’entreprise sur ses priorités.
Malgré l’optimisme initial, les tensions ont rapidement émergé, exacerbées par des incertitudes concernant les tarifs douaniers et des retards dans les projets, notamment des problèmes de rendement liés à la nouvelle technologie de fabrication 18A.
L’intervention de Trump
La situation a atteint un point critique lorsque le président Donald Trump a appelé à la démission de Tan, le qualifiant de “très en conflit” en raison de ses liens avec la Chine. Cette déclaration a mis en lumière le passé de Tan à la tête de Cadence Design, une entreprise récemment condamnée pour avoir vendu des produits de conception de circuits à une université militaire chinoise.
Cette affaire a soulevé des inquiétudes à Washington, poussant certains sénateurs républicains à remettre en question l’adéquation de Tan pour son rôle. Les remarques de Trump ont intensifié la pression sur le dirigeant d’Intel.
Intel reste fidèle à Tan
Malgré les tensions et les désaccords internes, Intel a décidé de soutenir publiquement Tan. Les débats portent notamment sur l’avenir de l’entreprise dans le secteur de la fabrication de puces, un de ses axes majeurs.
Suite à l’appel à la démission de Trump, l’action d’Intel a chuté de 3%, revenant à des niveaux observés avant la nomination de Tan. Cette baisse, bien que liée à l’incertitude des tarifs, pourrait signaler un déclin plus profond, surtout si la position de Tan est constamment scrutée à Washington, plaçant Intel dans une situation délicate.
