Selon un nouveau rapport, le marché des abonnements intégrés aux applications continue de croître, malgré la lassitude croissante des consommateurs face à la tendance à tout transformer en paiement récurrent. Étonnamment, le modèle d’abonnement le plus courant serait désormais un modèle hebdomadaire.
Le passage de l’achat d’applications au paiement par abonnement a été l’une des tendances les plus importantes des 5 à 10 dernières années – et l’une des plus controversées…
Une entreprise qui soutient les développeurs avec des abonnements intégrés aux applications affirme que le nombre d’applications adoptant ce modèle a augmenté de 15 % d’une année sur l’autre.
Les développeurs affirment que les revenus récurrents leur permettent de continuer à améliorer leurs applications, tandis que de nombreux consommateurs s’opposent à ce qui équivaut généralement à un coût d’utilisation à vie bien plus élevé. En 2017, j’ai décrit quatre raisons pour lesquelles ce modèle peut être problématique, notamment les dépenses à vie :
Je ne me souviens même plus du prix que j’ai payé pour mes trois versions de Lightroom, mais si je me souviens bien, la dernière que j’ai achetée – Lightroom 3 – m’a coûté environ 150 $ en 2011. Je l’utilise encore aujourd’hui. Si j’avais payé 9,99 $ par mois, cette même application m’aurait coûté 720 $ aujourd’hui – et ce n’est pas fini.
Mais la lassitude des abonnements ne semble rien faire pour inverser la tendance, selon Adapty.
Le marché des abonnements intégrés aux applications poursuit sa forte croissance en 2024, avec des revenus mondiaux qui devraient dépasser 120 milliards de dollars, soit une augmentation significative par rapport à l’année dernière. Malgré des défis tels que l’inflation et des réglementations strictes en matière de données, le secteur est prospère, avec une croissance de 15 % du nombre d’abonnés d’une année sur l’autre.
Alors que les abonnements mensuels et annuels étaient autrefois la norme, la société affirme que la période d’abonnement la plus courante est désormais hebdomadaire, représentant environ 55 % du total.
Selon Adapty, ce changement s’explique par trois raisons. Tout d’abord, les développeurs l’utilisent comme une alternative à un essai gratuit, où les consommateurs peuvent tester une application pendant sept jours à moindre coût, tout en générant des revenus.
Deuxièmement, les consommateurs eux-mêmes pourraient être plus disposés à s’engager dans cette dépense moindre sur une période plus courte, contribuant ainsi à surmonter la résistance aux applications d’abonnement.
Enfin, afficher le coût sur une base hebdomadaire rend l’application moins chère que de citer les coûts mensuels.
Toutefois, les avantages à long terme pour les développeurs sont plus discutables. L’abonnement hebdomadaire moyen est renouvelé huit fois, pour une durée totale de deux mois, tandis que les abonnements mensuels sont renouvelés quatre fois en moyenne, pour une durée totale de quatre mois.
Mais Adapty affirme que les résultats peuvent varier considérablement d’une application à l’autre et que l’expérimentation de différents modèles constitue le moyen le plus efficace de maximiser les revenus. En effet, plus un développeur teste de modèles d’abonnement, plus il a de chances de trouver celui qui convient le mieux à son application.
Les développeurs qui effectuent le plus de tests A/B sur les modèles d’abonnement peuvent gagner jusqu’à cent fois plus que ceux qui se lancent avec un seul modèle et s’y tiennent.
Que pensez-vous des applications par abonnement ? Un bon moyen de soutenir les développeurs, ou une charge financière toujours croissante ? Veuillez partager vos réflexions sur nos réseaux sociaux.
Photo de Alexander Grey sur Unsplash
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