Les autorités douanières américaines explorent des solutions technologiques pour renforcer la sécurité aux frontières. Dans cette optique, la Customs and Border Protection (CBP) a lancé un appel à propositions pour un outil d’analyse forensic. Ce dispositif vise à détecter des langages cachés dans les messages sur smartphones lors des fouilles douanières. Une démarche qui soulève d’intéressantes questions sur la vie privée et l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Un appel à l’innovation technologique
La CBP attend des entreprises technologiques qu’elles présentent des versions modifiées de logiciels déjà existants. Le temps presse et il n’est pas envisageable de développer un nouvel outil à partir de rien. Cette stratégie s’inscrit dans une volonté d’optimiser les ressources tout en répondant à des enjeux de sécurité croissants.
Dans un avis publié dans le registre fédéral, l’agence a précisé que l’outil recherché doit posséder des fonctionnalités spécifiques, notamment la capacité d’identifier un « langage caché » dans les messages d’un individu.
La nécessité d’un outil alimenté par l’IA est manifeste. Il doit pouvoir traiter divers types de fichiers, incluant audio, vidéo, images et texte. Ce système doit également permettre d’identifier des patrons, des connexions et des pistes pour soutenir les enquêtes et les actions des forces de l’ordre.
Fonctionnalités attendues et enjeux
Parmi les capacités demandées, l’outil devra faciliter l’analyse des données extraites, améliorant ainsi la prise de décision sur le terrain. Par exemple, il pourrait analyser une liste de messages pour déceler des langages cachés dans des communications suspectes.
Par ailleurs, la CBP souhaite que cet outil puisse comparer les données extraites d’autres dispositifs ou obtenues par d’autres moyens. La capacité à effectuer des analyses sur des données électroniques, qu’il s’agisse de textes, d’images ou de vidéos, est essentielle.
Un exemple donné serait la détection d’un « tricycle rouge » apparaissant dans différentes vidéos issues de divers ensembles de données.
La date limite pour soumettre des propositions est fixée au 10 juillet. Actuellement, il s’agit d’une enquête préliminaire d’information, suivie de futures invitations à soumissionner. Ce projet marque une étape dans la quête de solutions technologiques avancées pour la sécurité des frontières.
