Le DOJ a contraint Apple à dévoiler des données clients sans autorisation requise

DOJ forced Apple to hand over customer call and message data without the required authorization

Un récent rapport officiel met en lumière des pratiques préoccupantes au sein du ministère de la Justice américain, durant l’administration Trump. Ce document révèle que le département n’a pas respecté les procédures nécessaires avant de demander des données sensibles aux entreprises comme Apple, portant ainsi atteinte à la protection des informations personnelles de nombreux utilisateurs.

Contexte de l’Affaire

En 2017, des enquêtes médiatiques ont révélé des contacts entre des associés de Trump et des responsables russes durant la campagne présidentielle de 2016. Ces révélations, alimentées par des fuites d’informations classifiées, ont déclenché une enquête approfondie de la part du ministère de la Justice. Dans ce cadre, diverses mesures coercitives ont été utilisées, telles que des assignations, des mandats de perquisition et des ordonnances judiciaires.

Le ministère a ainsi contraint des entreprises comme Apple à fournir des données d’appel et de message relatives à des journalistes, des membres du Congrès et leur personnel. Un aspect troublant de cette situation a été l’imposition de souscriptions, telles que des ordonnances de non-divulgation, qui empêchaient les sociétés de révéler qu’elles avaient été forcées de remettre ces informations. Dans certains cas, ce silence a été imposé pendant près de quatre ans.

La question de la liberté de la presse se pose ici de manière critique. Des politiques spécifiques existent pour garantir qu’un test approfondi et des autorisations de haut niveau soient obtenus avant de prendre de telles mesures, afin de préserver le droit à l’information.

Analyse de l’OIG

L’Office of the Inspector General (OIG) a entrepris une enquête visant à évaluer si les procédures adéquates avaient été suivies. Son rapport révèle que le ministère n’a pas obtenu les autorisations nécessaires avant de demander les données, ni avant d’imposer les ordonnances de non-divulgation à Apple et Google.

Le rapport souligne que le département a échoué à réunir le comité de test des médias pour analyser les demandes d’autorisation, n’a pas obtenu la certification requise du Directeur du renseignement national pour certaines enquêtes et n’a pas reçu l’autorisation explicite de l’Attorney General concernant ces ordonnances.

Cette situation soulève des inquiétudes quant à la protection des droits des citoyens et à l’intégrité des processus judiciaires. L’OIG insiste sur le fait qu’il est impératif que de telles erreurs ne se reproduisent pas.

D’un autre côté, Apple a tenté de se défendre à l’époque. La société a mis en place une nouvelle politique limitant la remise de 25 identifiants par demande, et a affirmé qu’aucune photo ni texte d’email n’avait été transmis. De plus, Apple publie régulièrement des rapports de transparence sur les données fournies en réponse à des demandes gouvernementales à travers le monde.

OIG Report