Lors de son lancement, Gemini promettait d’apporter une touche d’innovation à l’écosystème Mac. Avec ses ambitions en matière d’intelligence artificielle, on s’attendait à une évolution rapide. Cependant, après plusieurs mois d’utilisation, il semble que l’application ne soit pas à la hauteur de ses attentes. En effet, l’expérience utilisateur pourrait grandement être améliorée. Passons en revue les modalités de son utilisation et ses défauts.
Gemini sur Mac : un concept en deçà
En tant qu’utilisateur passionné par la technologie, j’ai toujours été curieux d’explorer Gemini, même avant son annonce officielle pour Mac. Étant également un fervent utilisateur de Safari, j’avais mis en place une solution en utilisant la fonctionnalité « Ajouter au Dock ».
L’arrivée de Gemini sous forme d’application dédiée ne m’a pas convaincu. Mon expérience avec Safari me semblait plus fluide : ouvrir une nouvelle fenêtre de chat avec Commande + N était devenu un réflexe. Cela me permettait de gérer plusieurs conversations simultanément sans perdre le fil.
Ce mode de fonctionnement a ses avantages. Avoir plusieurs fenêtres ouvertes sur mon bureau m’aide à rester concentré. A contrario, jongler entre des fils de discussion peut me faire oublier des tâches importantes.
Fonctionnalités incomplètes et design approximatif
Un des aspects frustrants est que certaines discussions ne fonctionnent pas sur l’application Gemini Mac, alors qu’elles s’exécutent parfaitement dans la version Safari. Au lieu de permettre la continuation de la conversation, l’application affiche un bouton redirigeant vers le site. Je préfère de loin l’approche de Safari où tout fonctionne sans accroc.

Le design de l’icône de l’application est un autre point de discorde. Son placement dans ce qu’on appelle « l’icône jail » est un choix discutable de la part d’Apple, qui impose des standards stricts pour les icônes des applications. Gemini, paraissant hors norme, se voit pénalisé par cette exigence.

Et finalement, cette semaine, un article de Daring Fireball a mis en lumière un souci alarmant. John Gruber a soulevé un point troublant concernant le processus d’installation de l’application, qui installait des composants en arrière-plan sans demande préalable de la part de l’utilisateur. Cela donne une mauvaise impression et soulève des questions sur la transparence de Google.
Malgré tout, je continues à conserver l’application, espérant des mises à jour futures. Pourtant, tant que mes deux problèmes principaux demeurent non résolus, l’outil ne saura pas répondre à mes attentes. La suite devra prouver qu’elle est capable de bien plus.
