La récente situation entourant xAI, propriété d’Elon Musk, suscite un vif intérêt, notamment concernant le refus de Singapour de coopérer dans le cadre d’une enquête. En effet, les querelles juridiques entre grandes entreprises tech prennent souvent une tournure inattendue. Plongons ensemble dans les détails de cette saga légale qui met en lumière les enjeux de la concurrence et des super apps en Asie.
Contexte juridique
Ce mois-ci, la Cour Suprême de Corée du Sud a rejeté une demande d’xAI visant à obtenir des documents de Kakao, une plateforme locale bien établie. Cette décision s’inscrit dans un cadre plus large d’appels visant à obtenir des informations de plusieurs entreprises d’Asie, en réponse à des affirmations de collusion entre Apple et OpenAI.
xAI présente deux arguments principaux dans son procès contre Apple et OpenAI : le premier étant que ces entreprises auraient conspiré pour favoriser ChatGPT sur l’App Store. Le second se concentre sur des règles de l’App Store d’Apple, que xAI estime injustes pour le développement de leur propre super app.
Pour soutenir leur cas, xAI a demandé aux tribunaux américains de faire usage de la Convention de La Haye sur la preuve, une législation permettant de rassembler des preuves à l’international dans des affaires civiles et commerciales. Cependant, les récents refus mettent en lumière des obstacles juridiques importants.
Refus de Singapour
Une demande récente d’xAI, visant à obtenir des documents d’entreprises basées à Singapour telles que Gojek et Grab, a été formellement rejetée. Dans une lettre adressée à la cour américaine, le ministère public de Singapour a souligné que ces demandes ne respectaient pas la Convention de La Haye pour diverses raisons.
Premièrement, Singapour a noté que le dossier concerne des accusations de concurrence déloyale, ce qui ne correspond pas à l’objet de la convention. Deuxièmement, les demandes manquaient de précision concernant les entreprises ciblées, certaines appellations ne correspondant pas à celles du registre des entreprises de Singapour.
Troisièmement, la portée excessive des demandes a été un point de critique majeur, similaire au refus de la Corée du Sud. Au lieu de demander des documents spécifiques, xAI a sollicité de vastes catégories de données sur l’utilisation des applications et les comportements des consommateurs, perçues comme une pêche à la ligne.
La lettre de refus a clairement indiqué : “les demandes semblent faire partie d’une pêche à la ligne, ce qui est inacceptable sous la convention.” Ce rejet souligne les défis que rencontrent les entreprises qui explorent les limites de ce qui peut être demandé dans le cadre des lois sur la preuve internationales.
