La Corée rejette la demande d’Elon Musk pour des documents dans son procès contre Apple

Apple asks judge to dismiss absurd AI claim by Elon Musk

La récente décision du gouvernement sud-coréen de rejeter la demande d’Elon Musk concernant des documents liés à l’application Kakao dans le cadre du procès de xAI contre Apple soulève de nombreuses questions. Cette affaire met en lumière les tensions croissantes autour de la régulation des plateformes numériques et des super applications qui ont gagné en popularité, principalement en Asie.

xAI tente de faire valoir ses arguments

Au cours des derniers mois, l’équipe juridique de xAI a sollicité divers développeurs d’applications en Asie, cherchant des documents qui pourraient soutenir ses accusations contre Apple concernant ses règles de l’App Store. Pour résumer, Elon Musk s’est plaint sur Twitter que le partenariat d’Apple avec OpenAI nuisait au succès de Grok sur la plateforme.

xAI, dans sa plainte, adopte une perspective légèrement différente. La société affirme que les règles de l’App Store d’Apple restreignent illégalement la concurrence des super applications, dans le but d’empêcher les utilisateurs de quitter l’iPhone. Cette stratégie serait renforcée par la collaboration d’Apple avec OpenAI, exacerbant ainsi les désavantages pour ces super applications.

Avec la transformation de Twitter en une super application, Musk se concentre sur un modèle qui a rencontré un grand succès en Asie. Ce type d’application offre des services divers tels que la réservation de trajets, la livraison de nourriture, les paiements et la messagerie, le tout sur une seule plateforme, un concept qui peine à s’imposer en Occident.

Pour obliger Apple à réviser ses règles, xAI invoque le traité international connu sous le nom de la Convention de La Haye, demandant des documents aux entreprises d’applications super basées en Asie, y compris Alipay en Chine et Kakao en Corée.

Dans ses lettres, xAI déclare que “la conduite d’Apple limite illégalement la concurrence des super applications” et demande plusieurs types de documents, dont :

Veuillez fournir tous les Documents en votre possession, ou accessibles grâce à des efforts raisonnables, y compris des informations détenues par vos avocats, comptables, ou autres parties.

Ce courrier inclut des requêtes concernant la signification financière de la distribution des super applications, des documents sur les revenus générés, ainsi que sur leur impact sur la concurrence pour les utilisateurs de smartphones.

Rejet par le gouvernement sud-coréen

Cette semaine, le Directeur des Affaires Internationales à la Cour Suprême de Corée du Sud a rejeté la demande de xAI concernant Kakao, la qualifiant d’« excessivement vaste ». Il a précisé que, selon l’article 5 de la Convention de 1970, la lettre de demande ne pouvait pas être exécutée.

Conformément à l’article 23 de la Convention, la République de Corée a déclaré qu’elle n’exécuterait pas les lettres de demande émis pour obtenir des documents dans le cadre d’une découverte préalable. Les demandes doivent donc être précises.

Le gouvernement sud-coréen ne rejette pas totalement l’éventualité que Kakao prenne une décision concernant la transmission des documents. Cependant, xAI devra préciser son demande pour avancer dans ses démarches.

Cette affaire soulève des enjeux cruciaux concernant la régulation des géants du numérique et la manière dont les lois internationales peuvent jouer un rôle dans ce contexte moderne. La suite des événements sera à suivre de près.