iyO modifie son procès contre OpenAI, accusations de vol de secrets commerciaux

Jony Ive and Sam Altman have first prototype of mysterious AI hardware

Un nouvel élément s’ajoute à l’affaire judiciaire déjà complexe entre iyO et OpenAI. La société iyO, spécialisée dans les dispositifs auditifs innovants, accuse maintenant le co-fondateur de io, Tang Tan, d’avoir eu accès à des designs confidentiels. Ce développement soulève des questions cruciale sur la protection de la propriété intellectuelle dans le secteur technologique.

L’historique de l’affaire

Il y a près d’un an, OpenAI annonçait l’acquisition de io, une entreprise d’intelligence artificielle fondée par Jony Ive. Cette annonce a été suivie d’un dépôt de plainte par iyO pour violation de marque, arguant qu’OpenAI utilisait un nom similaire au sien, ce qui risquait de créer de la confusion sur le marché.

iyO se positionne sur le segment des écouteurs intelligents alimentés par l’IA et a affirmé avoir partagé des informations sur ses produits lors de réunions avec des représentants d’OpenAI. En revanche, OpenAI soutient que le CEO d’iyO, Jason Rugolo, a lui-même divulgué des informations stratégiques sur son entreprise.

Malgré qu’OpenAI ait affirmé qu’il n’utiliserait pas le nom de la marque io, la situation a pris une tournure inattendue, laissant présager que l’affaire n’est pas prête de se conclure.

iyO élargit sa plainte

Dans un nouveau document déposé le 13 mars, iyO élargit le champ de sa plainte en allégeant la mauvaise utilisation de ses secrets commerciaux. Le document accuse un ancien ingénieur d’iyO, Dan Sargent, d’avoir téléchargé des fichiers confidentiels et de les avoir transmis à Tang Tan.

Tan aurait eu accès à des fichiers CAO, des prototypes physiques et des détails internes de conception. iyO estime que ces informations ont permis à io de développer ses produits en un temps record, soit presque une décennie en avance.

Selon le dépôt, Sargent a accédé à des dossiers internes, téléchargé de nombreux fichiers, et les a renommés avec des caractères aléatoires avant d’exporter les données CAO dans des formats compatibles. Ce vol d’informations aurait eu lieu juste avant un dîner à San Francisco où Tan a examiné ces documents sensibles.

Reste à savoir si la cour permettra à ces nouvelles affirmations de progresser et comment OpenAI réagira à cette tournure des événements. L’issue de ce bras de fer judiciaire pourrait avoir des répercussions significatives sur la dynamique entre les acteurs du marché de l’IA et de l’innovation technologique.