Les routeurs TP-Link, dont la présence est omniprésente aux États-Unis, suscitent actuellement de vives préoccupations. Utilisés par over 300 fournisseurs d’accès à Internet, ces appareils se retrouvent dans des millions de foyers. Toutefois, des chercheurs en sécurité ont récemment mis en lumière des failles exploitables, ce qui soulève des questions sur la protection des données et la sécurité des utilisateurs.
Alerte sécuritaire sur les routeurs TP-Link
Avec environ 65% du marché américain, les routeurs TP-Link sont souvent méconnus des utilisateurs, car leur design est généralement modifié par les marques des fournisseurs d’accès. Récemment, des chercheurs en sécurité ont révélé que ces dispositifs sont la cible de cyberattaques orchestrées par un groupe de hackers basé en Chine.
Une analyse de Microsoft en octobre a mis en évidence qu’une entité de hackers chinois gérait un vaste réseau de dispositifs compromis, principalement des routeurs TP-Link. Ce réseau a été utilisé pour attaquer de nombreuses cibles occidentales, y compris des think tanks et des organisations gouvernementales.
Des spéculations suggèrent que ces appareils étaient commercialisés à perte pour les introduire dans les foyers américains. Malgré des investigations par plusieurs départements gouvernementaux, des décisions concrètes sur l’interdiction de ces équipement n’ont pas été prises, en raison d’implications politiques.
Le Texas poursuit le combat
Alors que le gouvernement fédéral semble en suspens, le Texas s’engage dans une bataille juridique contre TP-Link. Selon Engadget, l’État accuse le fabricant d’avoir faussement présenté la sécurité de ses produits et de faciliter l’accès aux hacking chinois.
Le procureur général du Texas, Ken Paxton, a annoncé que l’État poursuivait TP-Link pour marketing trompeur concernant la sécurité de ses appareils. L’enquête a débuté en octobre 2025 et a conduit le gouverneur à interdire l’utilisation des produits TP-Link par les employés de l’État.
TP-Link a vivement contesté ces accusations, affirmant que l’entreprise est désormais américaine et que ses produits sont assemblés au Vietnam. Néanmoins, le Texas soutient que les composants provenant de Chine obligent les fournisseurs à se conformer aux demandes des agences d’intelligence chinoises, mettant ainsi en péril la sécurité des utilisateurs.
Réflexions personnelles
Pour ma part, je ne ferais pas confiance à un routeur TP-Link. Même si l’appareil est fourni par votre fournisseur d’accès, il est possible de le remplacer par un modèle de votre choix qui offrira des performances généralement supérieures.
