La dynamique des ventes d’Apple, notamment celle des iPhones, semble se heurter à des défis importants. À l’approche du lancement de l’iPhone 17, des analystes de HSBC ont exprimé des préoccupations concernant l’impact limité des nouvelles fonctionnalités basées sur l’intelligence artificielle présentées lors de la WWDC 2024. Voici un aperçu de la situation actuelle.
Une expérience utilisateur stagnante
HSBC a noté que, malgré des attentes initiales élevées, les fonctionnalités d’IA d’Apple n’ont pas réussi à améliorer de manière significative l’expérience utilisateur. Selon leur rapport, l’iPhone représente encore près de 50% des ventes de l’entreprise. Toutefois, les espoirs de stimuler le cycle de renouvellement des appareils grâce à l’IA semblent s’amenuiser rapidement.
Cette analyse s’oppose à un rapport récent de CIRP, qui révèle que seulement 13% des acheteurs d’iPhone aux États-Unis ont mis à niveau leur appareil pour profiter des nouvelles fonctionnalités. En revanche, 40% des consommateurs ont changé de téléphone à cause de problèmes avec leur ancien modèle, et 27% en raison d’une défaillance totale ou d’une perte.

Des ajustements nécessaires pour l’iPhone 17
Face à ce constat, HSBC avertit qu’Apple pourrait devoir se concentrer sur des améliorations matérielles plus classiques pour relancer l’intérêt des consommateurs. Des spécifications supérieures pour l’iPhone 17, prévu en septembre, pourraient stimuler la demande, comme cela a été observé avec l’iPhone 16.
Le rapport met également en lumière les tensions croissantes liées aux tarifs douaniers, un facteur de risque majeur pour Apple. L’entreprise peine à relocaliser sa production suffisamment rapidement, ce qui pourrait avoir un impact de 20% sur les importations en provenance de Chine.
Au final, HSBC maintient une note de maintien sur l’action d’Apple, avec un objectif de prix de 220 €. Actuellement, les actions se négocient autour de 211,18 €, un niveau relativement stable depuis trois mois.
