Des demandes de sécurité formulées par des gouvernements peuvent parfois sembler dépassées, surtout lorsqu’elles touchent la protection de la vie privée. Actuellement, le gouvernement britannique est sous le feu des critiques après avoir secrètement requis qu’Apple développe une porte dérobée pour accéder à l’ensemble des contenus téléchargés par les utilisateurs d’iCloud dans le monde entier. Une situation qui rappelle les tensions passées entre Apple et les autorités américaines.
Demande du gouvernement britannique
Selon des sources proches du dossier, cette demande a été adressée à Apple le mois dernier. Les responsables de la sécurité au Royaume-Unis exigent que la marque à la pomme crée une porte dérobée permettant d’accéder à tous les contenus uploadés sur iCloud par les utilisateurs. Ce type de requête est inédit parmi les grandes démocraties.
Cette demande sans précédent cherche une capacité d’accès totale à des données chiffrées, ce qui évoque une menace sérieuse pour la vie privée des utilisateurs.
Au regard de l’engagement d’Apple envers la protection des données personnelles, il semble impossible qu’ils acceptent une telle exigence, évoquant des risques de conflit similaire à celui observé avec le FBI dans l’affaire de San Bernardino en 2016.
Position de Netcost-security.fr
Ce qui ressort de cette demande laisse perplexe tant sur le plan technique que moral. En effet, une grande partie des données des utilisateurs est protégée par un chiffrement de bout en bout. Cela signifie qu’Apple ne détient pas les clés de déchiffrement et ne peut donc pas accéder aux données en question.
Par ailleurs, pour les informations que la société pourrait fournir, il existe déjà des mécanismes juridiques permettant aux agences de sécurité d’obtenir ce qu’elles recherchent via des décisions judiciaires. Un juge peut alors évaluer les intérêts de la justice par rapport à ceux de la vie privée, rendant cette exigence du gouvernement d’autant plus injustifiable.
Le refus d’Apple devant de telles demandes n’est pas nouveau. En 2023, le gouvernement britannique avait également cherché à obtenir un accès aux iMessages et aux appels Facetime, là encore sans succès. L’entreprise avait indiqué qu’elle préférait retirer ses services du pays plutôt que de compromettre la sécurité de ses utilisateurs.
Historiquement, tant le gouvernement britannique actuel que ceux précédents ont montré une tendance à adopter des lois répressives, cherchant à surveiller non seulement leur propre population mais également les utilisateurs de technologies à l’échelle mondiale.
En somme, la défense de la vie privée et des droits de l’homme est une bataille qui ne fait que commencer, et la position d’Apple laisse entrevoir un certain espoir pour les utilisateurs soucieux de la sécurité de leurs données.

