Amazon a récemment élargi l’accès à une fonctionnalité de surveillance dédiée aux sonnettes intelligentes Ring, permettant d’aider à retrouver des chiens perdus. Ce service, en apparence inoffensif, soulève en réalité des inquiétudes quant à son usage futur pour identifier des individus. Ce débat s’intensifie avec la révélation d’un e-mail interne, confirmant les intentions de l’entreprise.
Une fonctionnalité Ring controversée
La situation s’est envenimée récemment avec l’annonce de cette extension, qui devait séduire le public. Amazon semblait espérer une réaction enthousiaste face à ce projet associé à des publicités lors du Super Bowl, mais la réalité s’est avérée bien différente.
Le sentiment général oscille entre perplexité et inquiétude. De nombreux utilisateurs perçoivent cette avancée comme une dérive de la surveillance, redoutant que la quête de chiens disparus ne débouche sur une surveillance systématique des habitants.
Les répercussions médiatiques ont forcé l’entreprise à réévaluer son projet de collaboration avec des forces de l’ordre par l’intermédiaire de Flock Safety, illustrant ainsi le mécontentement croissant du public.
Des intentions révélées par un e-mail fuitée
Initialement, les doutes sur le passage de la recherche canine à la surveillance humaine relevaient de la spéculation. Mais la fuite d’un e-mail de Jamie Siminoff, fondateur de Ring, a apporté un éclairage nouveau et troublant sur ces ambitions.
Siminoff y mentionne que « la fondation que nous avons créée avec Search Party, d’abord pour retrouver des chiens, pourrait devenir une des avancées technologiques les plus marquantes pour réduire le crime dans nos quartiers ». Ses mots laissent entendre une vision déconcertante d’une sécurité omniprésente.
Suite à cette fuite, la véracité du message a été confirmée par la société elle-même. Siminoff, quant à lui, n’a pas tardé à entreprendre une sorte de « tournée des excuses » pour atténuer les effets négatifs de ces révélations sur l’image de l’entreprise.
Image: Amazon


