Demande quadruple pour l’emprunt de 7 milliards d’Apple

Report: Apple’s planned $7 billion bond sale attracts four times as much demand

Apple se tourne une nouvelle fois vers le marché obligataire pour lever des fonds. Ce n’est pas une surprise : la firme de Cupertino a régulièrement eu recours à cette méthode pour alimenter sa trésorerie. Mais cette fois, le contexte est particulier.

Alors que le secteur traverse une tourmente boursière marquée par une forte vente des valeurs tech, Apple dépose auprès de la SEC un prospectus préliminaire. L’objectif ? Émettre sept séries d’obligations arrivant à échéance entre 2028 et 2036.

7 milliards de dollars en ligne de mire

Ces derniers jours, les géants de la tech ont été très actifs sur le marché de la dette. Meta a levé 15 milliards de dollars, suivi d’environ 9 milliards d’euros en Europe. Alphabet a emprunté 6 milliards d’euros, tandis que Microsoft a réalisé une émission de 25 milliards de dollars, sa première depuis 2017.

Apple n’est pas en reste. L’entreprise a régulièrement procédé à des levées similaires par le passé, notamment en 2015, 2019, 2020 et 2021. Sa dernière opération remonte à mai 2025, avec 4,5 milliards de dollars récoltés, qui avaient suscité des ordres d’investisseurs pour près de 10 milliards.

Cette fois, si le montant exact n’est pas précisé dans le document officiel, Bloomberg rapporte qu’Apple vise environ 7 milliards de dollars. L’engouement des investisseurs serait déjà considérable, avec des demandes préliminaires totalisant près de 31 milliards de dollars. Cette forte demande permet même à Apple d’obtenir des conditions d’emprunt plus avantageuses que ses concurrents.

Une stratégie qui diffère de ses rivaux

Ce qui distingue cette levée de fonds, c’est l’usage prévu. Contrairement à Meta, Microsoft ou Alphabet, qui justifient souvent leurs emprunts par des investissements massifs dans l’infrastructure d’IA, Apple reste étonnamment vague.

Le prospectus indique que les fonds serviront à des fins générales de l’entreprise. Cela peut inclure le rachat d’actions, le versement de dividendes, des acquisitions ou le remboursement de dettes antérieures. Aucune mention explicite n’est faite à l’intelligence artificielle, alors que c’est le moteur des récentes levées de ses pairs.

Cette prudence, ou cette discrétion, pourrait être liée au contexte boursier tendu. Le Nasdaq 100 a chuté de plus de 6% en séance, entraînant dans sa chute Nvidia (-8%) et le S&P 500 (-4%). Les valeurs les plus exposées à la frénésie des dépenses en IA sont particulièrement touchées.

Apple résiste un peu mieux, avec une baisse limitée à 1,49% à la clôture. Son cours semble moins corrélé à la volatilité du secteur IA, ce qui pourrait rassurer certains créanciers. La finalisation des termes de l’émission obligataire devrait intervenir rapidement, probablement dans les prochaines heures.