Comparaison des dernières modifications de l’App Store d’Apple dans l’UE avec les directives du Play Store de Google

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Apple a récemment modifié sa stratégie pour se conformer au Digital Markets Act dans l’Union européenne, impactant la gestion des applications renvoyant vers des sites externes. Ces évolutions mettent en lumière de nouvelles structures tarifaires et des similitudes notables avec Google. Un aperçu des ajustements et de leurs implications s’avère éclairant.

La semaine dernière, Apple a annoncé des changements dans sa stratégie de conformité avec le Digital Markets Act dans l’Union européenne. Ces changements s’appliquent aux applications qui renvoient vers une page Web et incluent une nouvelle structure tarifaire centrée sur les frais d’acquisition initiaux et les frais de services de la boutique.

Il s’avère que les changements apportés par Apple à ses directives concernant les liens sortants dans l’UE sont assez similaires aux politiques du Play Store de Google dans l’UE, mais avec quelques différences clés. Voici comment les deux dispositions se comparent.

Frais d’acquisition initiaux d’Apple contre frais d’acquisition initiaux de Google

Pour les applications qui renvoient vers des sites Web externes dans l’Union européenne, Apple et Google ont tous deux mis en place ce que l’on appelle les frais d’acquisition initiaux.

  • Frais d’acquisition initiaux de Google : 10 % pour les achats intégrés, réduit à 5 % pour les abonnements après deux ans.
  • Frais d’acquisition initiaux d’Apple : Des frais fixes de 5 %.

Outre les différences entre les frais eux-mêmes, Apple et Google diffèrent également sur la période d’attribution à laquelle les frais d’acquisition initiaux sont applicables pour une application :

  • Frais d’acquisition initiaux d’Apple : Ces frais s’appliquent pendant les 12 premiers mois suivant le téléchargement initial de l’application avec le droit de lien sortant.
  • Frais d’acquisition initiaux de Google : Ces frais s’appliquent pendant les 24 premiers mois suivant le téléchargement initial de l’application

Frais de services de l’Apple Store par rapport aux frais de services continus de Google

Apple et Google facturent également des frais distincts, qu’Apple appelle « frais de services en store » et que Google appelle « frais de services continus ».

  • Frais de services continus de Google : 17 % pour les achats intégrés ou 7 % pour les abonnements à renouvellement automatique.
  • Frais de services de l’Apple Store (fonctionnant selon les conditions commerciales alternatives de l’UE) : 10%
    • Réduit à 5 % pour les membres du programme Small Business de l’App Store.
    • Réduction de 5% pour le renouvellement d’un abonnement après un an.
    • Les frais de technologie de base s’appliquent toujours. Apple affirme que 99 % des développeurs ne paieront pas le CTF.
  • Frais de services de l’App Store d’Apple (au sein de l’App Store selon les conditions commerciales standard) : 20%
    • Réduit à 7 % pour les membres du programme Small Business de l’App Store.
    • Réduit à 7% pour le renouvellement d’un abonnement après un an.
    • Pas de frais de technologie de base

Google et Apple ont également des politiques différentes sur le fonctionnement de leurs frais de services continus et de leurs frais de services en store respectifs au-delà de la première année.

  • Frais de services continus de Google : Après deux ans, un développeur peut choisir d’interrompre les services en cours pour son application. Cependant, l’utilisateur doit consentir à cette interruption des services.
  • Frais de services de l’Apple Store : Ces frais s’appliquent dans une période fixe de 12 mois à compter de la date d’installation, de mise à jour ou de réinstallation d’une application.

Pour Apple, cela signifie que si un utilisateur supprime une application, passe à une autre boutique d’applications ou cesse de recevoir des mises à jour, les développeurs ne seront plus facturés des frais de services du Store. En attendant, Google facturera ses frais de services continus pendant deux ans avant que les développeurs puissent choisir d’interrompre les services. Mais encore une fois, le développeur doit obtenir le consentement de l’utilisateur avant que cela ne prenne effet.

L’avis de Netcost-security.fr

Il sera intéressant de voir comment la Commission européenne réagira aux derniers changements apportés par Apple dans l’UE, étant donné que les conditions d’utilisation de Google et d’Apple sont plus similaires que jamais. Étant donné les similitudes entre les politiques de Google et d’Apple concernant les liens externes, je m’interroge également sur les motivations de ceux qui se sont prononcés contre les directives d’Apple mais pas contre celles de Google.

En gardant tous ces chiffres à l’esprit, les frais les plus élevés qu’un développeur du Google Play Store paierait pour créer des liens seraient de 27 %. En comparaison, le taux le plus élevé qu’un développeur de l’App Store paierait à Apple serait de 25 %.

Les frais de technologie de base s’appliquent aux développeurs de l’App Store qui ont opté pour les nouvelles conditions commerciales dans l’Union européenne, ce qui n’est pas obligatoire pour profiter des nouvelles directives concernant les liens externes. Les frais de technologie de base s’élèvent à 0,50 € par installation annuelle pour les applications suffisamment populaires pour être vendues à plus d’un million d’exemplaires par an. Apple affirme que 99 % des développeurs de l’App Store ne paieront pas ces frais.

Cela met également en évidence un élément sur lequel Apple semble certainement essayer de donner la priorité à Google : l’impact sur les développeurs de petites entreprises. Apple inclut un certain nombre d’exceptions pour les développeurs dans le programme Small Business de l’App Store, ce qui contribue à réduire les frais pour la majorité des développeurs. Les directives de Google sur les offres externes n’incluent pas ces exceptions.

Mais il est indéniable que le DMA et les réponses de Google, Apple et de la Commission européenne ont donné naissance à une matrice d’options confuse pour les développeurs de l’Union européenne. Apple (contrairement à Google) propose sur son site Web un calculateur de frais utile pour les développeurs qui tentent de s’adapter aux directives européennes en constante évolution.

Je ne peux m’empêcher d’imaginer un monde où il ne s’agirait pas d’un jeu du chat et de la souris entre les trois parties. Je ne peux pas non plus m’empêcher de m’interroger sur les motivations des trois parties impliquées.