C’est le moment de cesser le doomscrolling : voici comment agir

Right now is a great time to quit doomscrolling – here’s how

À l’ère numérique, l’information est omniprésente, mais ce flot constant de nouvelles peut rapidement devenir un poids lourd à porter. La tendance au doomscrolling, qui consiste à scroller sans relâche des contenus négatifs et déprimants, a des lendemains qui déchantent pour notre santé mentale. Cet article fait le point sur les conséquences de cette pratique et propose des solutions pour mieux gérer notre consommation d’information.

Les dangers du doomscrolling

De nombreuses études se penchent sur l’impact du doomscrolling sur notre bien-être psychologique. Une méta-analyse intitulée L’Influence du Doomscrolling sur la Santé Mentale a recensé les effets délétères de ces comportements. Selon cette recherche, les résultats de 17 études empiriques ont mis en lumière des associations inquiétantes :

Dans des études principalement transversales, les associations avec l’anxiété, la dépression, le stress et la réduction de la résilience étaient constantes.

Reza Shabahang, chercheur en psychologie des médias, souligne que les effets de cette exposition répétée peuvent même être qualifiés de traumatiques. Selon lui, le traumatisme ne se limite pas à une exposition personnelle directe, mais une consommation continue d’images et de rapports déprimants peut engendrer des préoccupations anxieuses. Résultat : un système nerveux en difficulté à retrouver le calme.

Comment se défaire de cette habitude

Habituellement, en période de crise, notre tendance à chercher des informations pour se rassurer peut nous piéger. Le cerveau réagit en pensant que plus d’information est synonyme de sécurité, alors qu’en réalité, ça n’engendre que du stress supplémentaire. Pour casser ce cycle néfaste, il existe des solutions pratiques :

  • Planifiez des moments précis pour consulter les nouvelles, en limitant fréquence et durée.
  • Désactivez les notifications et les badges des applications d’actualités.
  • Essayez de réduire ou d’éviter les applications qui proposent un défilement infini.

En 2018, j’ai moi-même pris conscience de cet enjeu et j’ai décidé d’adopter un régime numérique. Ce changement a eu un impact notable sur ma qualité de vie, et je recommande à chacun de se pencher sur ces stratégies pour mieux gérer son rapport à l’information.

En somme, prenez le temps de respirer et réfléchissez à la manière dont vous consommez les nouvelles. Votre esprit vous en sera reconnaissant. La santé mentale doit toujours passer en priorité.