Apple répond à la plainte sur Apple Pay que Fintiv n’a pas encore notifiée

Apple responds to Apple Pay lawsuit that Fintiv still hasn’t served

Apple a récemment pris les devants en répondant à la plainte pour violation de secret commercial déposée par Fintiv concernant Apple Pay. Cette démarche ne se limite pas simplement à un respect d’échéance légale. En effet, Apple souhaite faire avancer l’affaire, alors que Fintiv n’a pas encore formellement notifié la plainte, entravant ainsi le bon déroulement des procédures judiciaires.

Depuis le dépôt de la plainte il y a deux mois, Fintiv a choisi de jouer la montre. Apple a communiqué à Netcost-security.fr que la société semble éviter une confrontation qui s’annonce peu prometteuse et fondée sur des accusations infondées.

Lieu et juge appropriés

Face à cette situation, la réponse d’Apple soulève plusieurs arguties importantes. En premier lieu, Apple met en lumière le fait qu’elle avait proposé de transférer l’affaire en Californie, tandis que Fintiv a fermement indiqué que le Western District du Texas et le juge Alan Albright étaient « le bon choix » pour traiter l’affaire.

Il apparaît donc qu’Apple considère que Fintiv ne devrait pas changer le tribunal de la plainte pour secret commercial après avoir échoué à tirer profit de sa plainte initiale sur les brevets. Cela démontre une certaine stratégie de la part de Fintiv, qui vise à éviter les conséquences spirales de ses décisions antérieures.

Raisons de rejeter la plainte

Apple avance des arguments solides afin de demander le rejet des nouvelles réclamations de Fintiv. Tout d’abord, les affirmations relatives aux lois sur les secrets commerciaux fédéraux et de Géorgie, ainsi qu’à la loi fédérale sur le racket, ne peuvent être prises en compte. Fintiv était au courant des faits sous-jacents depuis 2014, mais ce n’est qu’en août 2025 qu’elle a décidé de porter l’affaire en justice.

  • De plus, la réclamation de racket en Géorgie repose exclusivement sur des affirmations de secret commercial déjà régies par la loi des secrets commerciaux de l’État.
  • Finalement, la tentative de Fintiv de requalifier sa plainte en matière de secret commercial sous forme de cas de racket échoue, car elle ne démontre ni l’existence d’une entreprise criminelle ni un schéma récurrent d’actions illégales.

Échec de Fintiv à profiter d’Apple Pay

Apple souligne qu’il a fallu plus de sept ans à Fintiv pour tenter d’exploiter un unique brevet, qui a été invalidé à deux reprises par les tribunaux. Selon Apple, sa solution de paiement a été développée de manière autonome, sans utiliser le brevet controversé de Fintiv, qui a abandonné son précédent recours avant même qu’il soit examiné par un jury.

De plus, Apple note que les nouvelles affirmations de Fintiv ressemblent à un simple recyclage de revendications brevetées malheureuses, en changeant de terminologie. Les éléments que Fintiv présente comme « secrets » sont déjà rendus publics dans les brevets, ce qui leur enlève leur statut de secret commercial.

Enfin, la présence de deux anciens employés de CorFire, mentionnés dans la plainte, chez Apple depuis 2015, n’apporte aucune valeur à la cause, car Apple Pay était déjà opérationnel depuis 2014. Cela fragilise encore davantage la position de Fintiv, soulignant l’absence de lien entre ces recrutements et le développement du produit.

Pour l’heure, tant que Fintiv n’a pas formellement servi Apple avec sa plainte, l’affaire reste en suspens. Si la situation ne change pas rapidement, la réponse d’Apple pourrait enfin faire avancer le dossier.