La relation entre Qualcomm et Apple prend un tournant significatif avec la prolongation de leur accord de licence de brevet. Un rapprochement qui, malgré des tensions passées, démontre un désir mutuel de collaboration à long terme. Voici un aperçu des éléments clés de ce nouvel arrangement.
Détails sur le nouvel accord
Il serait simpliste de décrire la relation entre Apple et Qualcomm comme un long fleuve tranquille. Ces entreprises, qui ont autrefois été d’étroites partenaires, ont traversé une tempête juridique majeure dès 2017 concernant les pratiques de licence de Qualcomm et les paiements de royalties.
Tout a commencé lorsque Apple a intenté un procès contre Qualcomm, remettant en question ses méthodes de licensing. L’entreprise cherchait à récupérer près de 1 milliard d’euros en remboursements de royalties, qu’elle accusait Qualcomm d’avoir indûment retenus.
En parallèle, la Commission fédérale du commerce (FTC) a également poursuivi Qualcomm, l’accusant d’agissements anti-concurrentiels. Les accusations portaient sur des pratiques de licences conditionnelles qui auraient profité à Qualcomm aux dépens d’Apple.
Quelques mois plus tard, Qualcomm a riposté par une contre-attaque légale, accusant Apple de violer des accords et d’interférer dans ses relations avec les fabricants d’iPhone et d’iPad.
Cependant, la tension s’est apaisée en 2019 lorsque les deux géants ont convenu de mettre fin à tous les litiges, scellant notamment un accord de licence global pour une période de six ans ainsi qu’un contrat de fourniture de chipsets.
L’accord initial a pris effet le 1er avril 2019, avec une option d’extension de deux années que Apple a choisie d’exercer, prolongeant ainsi l’accord jusqu’en mars 2027.
Dans une annonce récente, Qualcomm a confirmé la prolongation de cet accord, signifiant que le nouveau contrat prendra effet le 1er avril 2027.
“Nous sommes ravis d’étendre l’accord de licence avec Apple”, a déclaré John Han, Vice-président exécutif et directeur général de Qualcomm Technology Licensing.
Le contenu exact de la prolongation reste inconnu, tout comme la durée de l’accord, minute où Apple a préféré garder le silence pour le moment.
Notons que cette annonce n’a pas de lien direct avec l’utilisation des modems Qualcomm dans les iPhones. Des discussions sont en cours sur l’éventualité qu’Apple incarne plus son propre modem, après avoir intégré un modem Qualcomm dans la version américaine de l’iPhone 18 Pro Max.
Bien qu’Apple n’ait pas encore clarifié ses futurs choix en matière de modems, il semble évident que l’entreprise envisage de s’émanciper de Qualcomm sur le long terme.
Cet accord témoigne d’une volonté de coopérer, malgré un passé judiciaire tumultueux, et ouvre la porte à des collaborations futures entre ces deux géants.
