Cette semaine, la situation économique mondiale prend une tournure inattendue avec l’annonce de nouvelles taxes sur les produits importés, affectant directement des géants technologiques comme Apple. En réponse à ces défis, la firme à la pomme envisage une stratégie audacieuse : augmenter l’assemblage d’iPhones au Brésil. Cette initiative pourrait transformer la dynamique de production et réduire les coûts liés aux droits de douane.
Apple renforce son assemblage au Brésil
Selon des sources proches du dossier, Apple réfléchirait à une augmentation de la capacité de production de ses installations au Brésil. Cela permettrait à la marque de contourner les lourdes taxes sur les iPhones importés. Ce mouvement stratégique s’inscrit dans un cadre plus large de rationalisation des opérations de l’entreprise.
Depuis 2011, Apple assemble déjà certains de ses produits au Brésil, grâce à un partenariat avec la société taïwanaise Foxconn. Cependant, la capacité actuelle de l’usine de São Paulo est limitée, se concentrant principalement sur les modèles d’entrée de gamme destinés au marché local. Le rapport indique qu’Apple envisage d’élargir son éventail de modèles assemblés sur place.
Le projet d’expansion de la production a été envisagé dès l’année dernière, avec un accent particulier sur l’amélioration des machines et des processus industriels. Récemment, l’Anatel, l’organisme de régulation des télécommunications brésilien, a accordé à Apple et Foxconn l’autorisation nécessaire pour assembler l’iPhone 16 au Brésil.
Les modèles précédents, tels que l’iPhone 13, 14 et 15, ont déjà vu le jour dans le pays. Ce développement pourrait également inclure pour la première fois l’assemblage des modèles Pro de l’iPhone 16, une première qui pourrait renforcer la présence d’Apple sur le marché sud-américain.
Si cette stratégie réussit, les iPhones assemblés au Brésil ne satisferont pas seulement la demande locale, mais pourraient également être exportés vers les États-Unis, entraînant une réduction significative des taxes d’importation.
La situation est d’autant plus cruciale compte tenu des nouveaux tarifs imposés par le gouvernement américain, qui s’élèvent à 34% pour les produits en provenance de Chine. En comparaison, le Brésil bénéficie d’un tarif de seulement 10%. Le président américain justifie ces taxes par un principe de réciprocité.
Depuis l’annonce de ces droits de douane, les actions d’Apple ont chuté de plus de 10%, représentant une perte de 300 milliards d’euros en valeur boursière. D’autres entreprises américaines, telles que Nvidia, ressentent également l’impact de ces changements. Même Nintendo a dû retarder le lancement de sa nouvelle console, le Switch 2, en raison de l’incertitude entourant les tarifs.
