Apple condamné à 500 millions d’euros par l’UE, changements imposés à l’App Store

Apple affirme que l'UE ne représente que 7 % des revenus mondiaux de son App Store

Apple se retrouve aujourd’hui dans une tourmente juridique avec une amende record de 500 millions d’euros infligée par la Commission européenne, dans le cadre de la loi sur les marchés numériques. Cette décision fait suite à des pratiques jugées anti-concurrentielles concernant les politiques de l’App Store d’Apple, qui doivent désormais évoluer pour répondre aux exigences européennes.

Des règles à revoir

La Commission européenne a mis en lumière que les développeurs d’applications doivent pouvoir informer les utilisateurs sur les options d’achat alternatives, en dehors de l’App Store. Actuellement, les règles d’Apple limitent cette liberté, ce qui a conduit à cette sanction. Les développeurs doivent être en mesure de diriger les clients vers d’autres méthodes de paiement, sans frais supplémentaires.

Cette amende de 500 millions d’euros a été déterminée en fonction de la gravité et de la durée de la non-conformité d’Apple. Bien que la Commission n’ait pas précisé les violations exactes, il est probable que cela concerne la structure des frais appliqués par l’App Store. En effet, Apple prélève une commission de plus de 17% sur les achats réalisés en dehors de l’application, ce qui va à l’encontre des exigences de la DMA.

Les conséquences de cette décision sont vastes. La Commission a ordonné à Apple de supprimer les restrictions techniques et commerciales liées aux options de redirection, ce qui implique que des changements de politique au sein de l’App Store devraient être annoncés dans un avenir proche.

Un support insuffisant aux développeurs

En parallèle, la Commission a exprimé une préoccupation concernant le manque de support d’Apple pour la distribution d’applications en dehors de son App Store. Les développeurs se sentent découragés par la complexité des accords nécessaires pour accéder à des alternatives, notamment en ce qui concerne les frais de technologie de base. Cela rend l’utilisation de marchés d’applications alternatifs trop complexe pour les utilisateurs finaux.

Apple a la possibilité de répondre formellement à cette décision préliminaire et attend maintenant la réaction de l’UE. Il est à noter qu’Apple pourrait faire face à des amendes supplémentaires si les modifications requises ne sont pas mises en place rapidement.

Néanmoins, il y a une lueur d’espoir pour Apple. La Commission a jugé que les modifications apportées à iOS, permettant aux utilisateurs de choisir leurs applications par défaut, étaient satisfaisantes. Cela inclut l’écran de choix du navigateur par défaut pour les utilisateurs d’iPhone et d’iPad en Europe, ainsi que la possibilité de désinstaller complètement des applications système comme Safari.