Apple accuse OpenAI d’ajouts inappropriés dans son affaire de secrets commerciaux

Apple accuses OpenAI of improperly adding new arguments to trade secrets case

Récemment, un conflit juridique a éclaté entre OpenAI et Apple concernant des affirmations de vol de secrets commerciaux. Ce différend met en lumière des tensions croissantes autour de l’innovation technologique et des pratiques commerciales. Voici un aperçu des dernières évolutions de cette affaire intrigante.

Apple accuse OpenAI de dépassements dans ses objections

Dans le cadre de cette lutte juridique, Apple a introduit des accusations contre deux anciens employés, OpenAI, ainsi qu’io Products concernant la mauvaise utilisation de secrets commerciaux. L’un des points centraux de ce procès est la demande d’injonction préliminaire.

Plus simplement, Apple souhaite que le tribunal émette une injonction préliminaire pour éviter que des informations confidentielles ne soient intégrées dans les projets matériels d’OpenAI pendant la durée du litige. Cela pourrait potentiellement protéger les intérêts de l’entreprise.

En réponse à cette requête, Apple a déposé un document de réponse soutenu par cinq déclarations d’experts, ce qui a conduit aux accusations de la part des défendeurs, qui estiment qu’Apple a présenté de nouvelles preuves inappropriées. Ces derniers demandent alors au tribunal d’ignorer certains des éléments introduits.

Dans leur requête d’objection, OpenAI et les autres défendeurs soutiennent également qu’Apple ne se limite pas à la simple objection, mais qu’elle relance la discussion sur le fond de la demande d’injonction préliminaire. Ce point est devenu une source de tension dans cette affaire.

La règle 7-3(d)(1) permet à une partie de s’opposer à de nouvelles preuves dans un document de réponse, mais souligne que ce dépôt « ne peut pas inclure de nouveaux arguments concernant la motion ». Les défendeurs semblent avoir enfreint cette restriction en réexaminant les mérites de la demande d’injonction préliminaire d’Apple.

Apple s’oppose également à une nouvelle déclaration de Liu, qu’elle qualifie d’« excès le plus choquant » dans le dossier des défendeurs. Cette déclaration contient des témoignages récents qu’Apple considère comme impropres dans ce contexte.

Cet excès se manifeste par une nouvelle déclaration de M. Liu, qui, selon Apple, induit des excuses pour la suppression de données de son iMac avant de le retourner. De plus, il tente de clarifier des échanges de messages texte avec des fournisseurs d’Apple, tout en essayant de justifier l’utilisation de documents confidentiels. Ce type de témoignage enfreint la règle interdisant de nouveaux arguments.

Lorsque les défendeurs ont soumis la déclaration de Liu, ils ont demandé au tribunal de la considérer uniquement si la preuve d’Apple, remise en cause, était également examinée. Ce point soulève des questions sur la stratégie adoptée dans ce litige.

Cependant, Apple plaide que, puisque les défendeurs ont introduit de nouveaux arguments, le tribunal devrait examiner l’ensemble du dossier, et non annuler les preuves d’Apple. Ce qui pourrait influencer l’issue du jugement final.

Les arguments et preuves nouveaux soumis par les défendeurs relèvent davantage d’une « réponse » que d’une simple objection. Les défendeurs n’ayant pas demandé la permission de soumettre une telle réponse, Apple insiste pour que le tribunal se penche sur l’ensemble des éléments, y compris ceux présentés dans sa réponse.

Le tribunal devrait statuer sur la demande d’injonction préliminaire d’Apple lors d’une audience prévue le 14 octobre, marquant un moment clé dans cette affaire complexe, dont les répercussions pourraient être considérables pour toutes les parties impliquées.