La sortie de Siri, l’intelligence artificielle d’Apple, a suscité des débats, non seulement pour son innovation, mais aussi pour des questions réglementaires. Les utilisateurs de l’Union européenne se retrouvent dans l’attente de cette avancée technologique, face à des décisions de régulation qui compliquent son arrivée sur le marché.
Siri inaccessible dans l’UE
Apple a annoncé qu’il n’avait pas réussi à établir un accord satisfaisant avec les régulateurs européens concernant l’intégration de Siri AI. Cette situation résulte directement du Digital Markets Act (DMA), qui empêche l’entreprise de proposer Siri dans l’Union européenne avec la sortie des nouvelles versions d’iOS.
« Nous sommes profondément déçus que nos utilisateurs européens ne puissent pas bénéficier de Siri AI sur leur iPhone ou iPad cette année », a déclaré Craig Federighi, vice-président senior d’Apple. « Nous espérons finalement devenir en mesure d’offrir Siri AI dans l’UE. Toutefois, l’absence de dialogue constructif des régulateurs nous laisse sans calendrier pour son lancement. »
Greg Joswiak a également signalé qu’Apple avait soumis un plan aux autorités européennes il y a plus de six mois, mais n’a reçu aucune réponse. Un véritable blocage qui pose des questions sur l’avenir des assistants vocaux dans cette région.
Meta face à des défis similaires
Dans un contexte similaire, Meta se retrouve sur la sellette. Les régulateurs européens exigent que l’entreprise offre un accès gratuit à des assistants AI concurrents sur sa plateforme WhatsApp. Cette décision met en lumière les tensions croissantes entre la technologie et la réglementation sur la protection de la concurrence.
La Commission européenne a récemment averti Meta de permettre l’accès à des assistants numériques concurrents sans frais, une mesure d’urgence qui restera en vigueur le temps d’une enquête antitrust.
Jusqu’en octobre dernier, Meta avait autorisé l’accès aux AI tiers sur WhatsApp, avant d’imposer des frais, une décision jugée inacceptable par l’UE, considérée comme un frein à la concurrence. Meta, de son côté, défend sa position, affirmant que son interface AI n’était pas conçue pour l’intégration de chatbots externes.
Alors que les grandes entreprises technologiques tentent de naviguer dans ces eaux troubles, l’avenir des assistants vocaux et de l’intelligence artificielle dans l’UE demeure incertain. Les utilisateurs espèrent que des solutions pourront être trouvées rapidement pour bénéficier de ces innovations sans restrictions.
